Rome: Rapprochement œcuménique
Rome, 25 octobre 2001 (APIC) Des «orientations» pour l’admission à l’eucharistie entre l’Eglise catholique chaldéenne et l’Eglise orthodoxe assyrienne ont été publiées le 25 octobre.
Elaborées par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, en accord avec le Congrégation pour la doctrine de la foi et la Congrégation pour les Eglises orientales, ces orientations datées du 10 juillet, affirment qu’il est possible aux fidèles des deux Eglises – à certaines conditions de participer aux célébrations eucharistiques respectives et d’y communier.
«Etant donné la situation d’indigence de nombreux fidèles chaldéens et assyriens, dans leurs pays d’origine et dans la diaspora, affirme le document en introduction, laquelle situation les empêche de mener une vie sacramentelle normale, et dans le contexte oecuménique du dialogue bilatéral entre l’Eglise catholique et l’Eglise assyrienne d’Orient, la demande a été faite d’une admission à l’eucharistie entre les deux Eglises».
La principale question qui a jusqu’à ce jour posée un problème pour autoriser ce rapprochement entre les deux Eglises chrétiennes de rite chaldéen, explique le document, est celle de la «validité de l’eucharistie célébrée avec l’anaphore prière universelle de Addai et Marie et qui est traditionnellement utilisée dans l’Eglise assyrienne». Une prière eucharistique, après des études sur ce sujet, qui a finalement été reconnue comme valide par la Congrégation pour la doctrine de la foi le 10 janvier 2001.
Sept ans après
Le document conclut donc que «en cas de nécessité, les fidèles assyriens peuvent participer à une célébration eucharistique chaldéenne et recevoir la communion. Pareillement, les fidèles chaldéens pour lesquels il est physiquement ou moralement impossible de se rapprocher d’un ministre catholique, peuvent participer à une célébration eucharistique assyrienne et recevoir la communion.» Il est précisé que «les ministres devront célébrer l’eucharistie selon les prescriptions et les coutumes liturgiques de leur propre tradition» et que ces orientations se «comprennent exclusivement» pour le sacrement de l’eucharistie.
Déjà, en 1994, Jean Paul II et le patriarche de l’Eglise Assyrienne d’Orient, Mar Dinkha IV avaient résolu le principal problème dogmatique entre l’Eglise catholique et l’Eglise assyrienne d’Orient. Avant la signature de cette «déclaration christologique commune», Jean Paul II avait affirmé le 9 novembre 1994, qu’elle «permettra de résoudre une séparation intervenue lors du Concile d’Ephèse en 431 et mettra un terme à plus de quinze siècles de malentendus au sujet de notre foi dans le Christ».
En 1996, ensuite, le patriarche des chaldéens, Mar Raphaël Bidawid et le patriarche Mar Dinkha IV ont signé un ensemble de propositions afin de parvenir à un rétablissement de la pleine unité ecclésiale entre les deux héritiers historiques de l’Eglise d’Orient. En 1997, les synodes des deux Eglises ont approuvé ce programme et l’ont confirmé par un «décret synodal conjoint». (apic/imed/pr)
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