Fribourg: La revue «Bethléem» consacre son numéro de novembre à la Roumanie

Grande hémorragie des cerveaux

Fribourg, 7 novembre 2001 (APIC) La Roumanie essaie de trouver sa place tant bien que mal dans le concert des pays d’Europe de l’Est. Latine selon sa langue, slave selon sa religion chrétienne, économiquement pauvre, elle subit les soubresauts de tous les pays sortis de l’univers communiste dans la foulée du grand chambardement de 1989 et doit faire face à un vaste exode de ses « cerveaux ». La revue Bethléem consacre son dossier du mois de novembre à ce pays qui compte de très nombreux amis en Suisse romande.

Dans son éditorial, Bernadette Bitar présente les motifs pour lesquels la rédaction a porté son choix sur la Roumanie: « Nous Suisses n’avons pas toujours été aussi indifférents à cet immense pays et à son peuple. Pour preuves les panneaux blancs présents à l’entrée de 206 communes suisses portant l’inscription ’Opération Villages roumains’, fruit en 1989 d’une vague de protestation qui avait débouché sur l’adoption de villages roumains risquant d’être rayés de la carte par un plan de destruction concocté par le dictateur Nicolas Ceausescu. »

Bernadette Bitar souligne l’importance pour la Suisse de ne pas oublier la Roumanie, mais si elle ne fait plus la une de l’actualité. Le dossier de Bethléem est donc une invitation à redécouvrir ce pays « chaleureux ». Les Roumaines préparent la Journée mondiale de prière (JMP) 2002 sur le thème de « La réconciliation, un défi à relever ». C’est encore une occasion de mieux connaître la vie quotidienne de ces femmes, avec ses difficultés et ses espoirs, et de jeter un regard sur l’histoire de la JMP.

Orphelinats et enfants de la rue

Deux scandales sociaux ont secoué la Roumanie et ont été largement dénoncés à l’Ouest, rappelle la revue des Missionnaires de Bethléem: l’état des orphelinats, qui étaient de vrais mouroirs pour enfants abandonnés, et les enfants des rues, qui trahissent le mal-vivre du pays. L’Europe occidentale s’est émue et s’est mobilisée pour venir en aide au peuple roumain. Des éducatrices et des infirmières ont quitté la Suisse pour épauler les responsables des orphelinats. Des initiatives sont prises pour améliorer la situation des enfants des rues. De nombreux jumelages de villes et de villages ont été opérés. Il y a beaucoup d’espoir, mais les changements prennent du temps.

La revue évoque aussi la situation religieuse de la Roumanie. La plupart des habitants, près de 90%, sont membres de l’Eglise orthodoxe. La minorité grecque-catholique, près d’un million de fidèles, a resurgi des catacombes dans lesquelles elle s’était cachée à partir du 1er décembre 1948, jour de sa dissolution et de son intégration de force dans l’Eglise orthodoxe par le gouvernement communiste de l’époque. Cette Eglise peut compter sur le soutien efficace d’un groupe de chrétiens de Suisse romande présidé par Marianne Almonte. Né d’un coup de cœur il y a une dizaine d’années, ce groupe, formé d’une centaine de membres, ne cesse de tisser un vrai réseau d’amitié et de développer une entraide matérielle de taille. (apic/mk)

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