«Corruption et impunité dévastent le pays»
Nairobi, 14 novembre 2001 (APIC) Un document publié par les évêques catholiques du Kenya, au terme de leur Conférence plénière d’automne tenue il y a quelques jours à Nairobi, est un véritable acte d’accusation à l’encontre du gouvernement. Pour les prélats, le pays est en proie à la corruption et à l’impunité, dont les effets sont dévastateurs pour l’économie nationale.
«Nous ne pouvons admettre, écrivent les évêques, que le gouvernement ne soit pas en mesure de freiner la corruption scandaleuse qui est devenue la règle à de nombreux niveaux, y compris les plus élevés ; nous voulons que les nôtres sachent que les dirigeants coupables d’injustices aussi graves sont hypocrites quand, citant l’hymne national, ils invoquent Dieu afin qu’ils bénissent notre terre.»
Ces propos sont sévères, tout comme ceux que les prélats réservent à une classe dirigeante qui «semble exclusivement préoccupée par son maintien au pouvoir et par son enrichissement», et qui, par ce comportement, a poussé la jeunesse kenyane à perdre confiance et espoir. Conscients des réactions que pourraient avoir ceux qui se sentiront visés par ces observations, les évêques rappellent les paroles du père de la patrie, Mzee Jomo Kenyatta, prononcées en 1976 devant l’assemblée plénière de l’Association des membres des Conférences épiscopales de l’Afrique de l’Est (AMECEA): «L’Eglise est la conscience de la société et la société d’aujourd’hui a besoin d’une conscience. N’ayez pas peur de parler, car si nous commettons des erreurs et si vous gardez le silence, un jour, vous pourriez être appelés à répondre de nos erreurs». (apic/cip/mk)
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