Genève : Le BIT examine le cas travail forcé imposé par les militaires au Myanmar

Genève, 16 novembre 2001 (APIC) Le Bureau international du Travail (BIT) a examiné le 14 novembre un rapport d’experts qui se sont rendus au Myanmar. En dépit d’une nouvelle législation entrée en vigueur voilà juste un an, la pratique du travail forcé est largement répandue dans le pays. Avec la complicité des autorités politiques.

Si le Myanmar est le seul pays a être sanctionné par le BIT, la pratique du travail forcé est présent dans bien d’autres états comme le Pakistan, le Brésil, le Soudan, le Niger, révèle le dernier rapport de la Confédération Mondiale du Travail (CMT). Mais selon les experts du BIT, les cas les plus flagrants se trouvent au Myanmar, où le travail forcé est imposée par les forces armées, liées aux autorités politiques. Cette pratique n’épargne personne: femmes, enfants, vieillards et handicapés. Les paysans sans terre et les catégories sociales les plus démunies en sont les premières victimes.

Le rapport de la CISL (Conférence Internationale des Syndicats libres) dénonce qu’une partie du travail forcé est directement liée à l’opération d’oléoducs de gaz reliant la Birmanie à la Thaïlande, dans laquelle sont impliquées des multinationales françaises et américaines, et à la construction d’une infrastructure touristique.

La mission d’enquête rendue en sol birman du 17 septembre au 19 octobre explique que la pratique du travail forcé est notamment liée au fait que l’armée jouit d’une grande indépendance. Les militaires sont à l’abri de toute poursuite juridique. Et pour leurs travaux publics, les autorités n’offrent pas de réelles alternatives financières et pratiques au travail forcé. (apic/iac/bb)

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