Afghanistan: AI veut placer les droits de l’homme au centre des pourparlers de paix
Kaboul, 19 novembre 2001 (APIC) Amnesty International (AI) estime que tout règlement politique en Afghanistan doit s’appuyer sur une consultation et une participation aussi large que possible des divers groupes représentatifs de la société afghane. Ce processus, relève l’organisation dans un communiqué publié lundi doit notamment assurer aux femmes une protection complète et leur participation effective à la vie sociopolitique du pays. De même les divers groupes religieux et ethniques doivent y être associés.
L’organisation de défense des droits de l’homme demande que des garanties soient mises en place pour faire cesser les atteintes aux droits fondamentaux tels que homicides ou actions de représailles fondées sur l’origine ethnique. Concernant les droits des femmes, AI exige le respect des droits fondamentaux des femmes en mettant fin à la discrimination et à la violence dont elles sont victimes.
AI appelle la communauté internationale à ne pas armer les auteurs d’atteintes aux droits humains. Pour cela, préconise AI, les gouvernements doivent veiller à ce que les transferts d’armement et autres formes d’assistance militaire ne soient pas utilisés pour commettre des atteintes aux droits humains.
Mettre fin à l’utilisation des enfants soldats
L’organisation lance enfin un appel pour la démobilisation immédiate de tous les enfants soldats. Ces derniers doivent être renvoyés dans leurs familles et leurs localités d’origine en toute sécurité. Leur réinsertion dans la vie civile doit être assurée de façon complète.
Concernant la situation des réfugiés, AI fustige l’attitude des pays limitrophes de l’Afghanistan qui ferment leurs frontières devant l’afflux de réfugiés afghans. L’organisation souligne, dans son communiqué, l’importance du retour volontaire des réfugiés et des personnes déplacées dans le processus de reconstruction nationale. Et de rappeler que les rapatriements librement consentis doivent être effectués conformément aux principes du droit international.
Pour mettre fin à l’impunité, AI estime qu’il ne faut pas octroyer d’amnisties, de grâces ou autres mesures similaires qui pourraient empêcher la manifestation de la vérité. «Les auteurs d’atteintes aux droits humains doivent être traduits en justice conformément aux normes internationales d’équité des procès, le recours à la peine de mort étant exclu».
Apporter un soutien international
AI souhaite enfin que les Nations unies et la communauté internationale s’engagent à soutenir le processus de création d’institutions et de reconstruction en Afghanistan. De même doivent-elles faire en sorte que la protection et la surveillance des droits humains tiennent une place centrale dans ce processus. (apic/com/mk)
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