Hongrie: 3ème session de la Commission sur la participation des orthodoxes au COE
Budapest, 21 novembre 2001 (APIC) La Commission spéciale sur la participation des orthodoxes au Conseil oecuménique des Eglises (COE) a tenu sa troisième session plénière du 15 au 20 novembre 2001, à Berekfürdö, Hongrie, à l’invitation de l’Eglise réformée de Hongrie. Les délégués ont tenté de trouver les consensus et les compris nécessaire au règlement de la question. En attendant la prochaine session, à Helsinki, au printemps 2002.
La Commission est composée d’un nombre égal de représentants désignés par les Eglises orthodoxes (chalcédoniennes) et orthodoxes orientales non chalcédoniennes, et de représentants des autres Eglises membres du COE désignés par le Comité central de l’organisation. Elle est coprésidée par le métropolite Chrysostomos d’Ephèse (patriarcat oecuménique) et par l’évêque Rolf Koppe (Eglise évangélique d’Allemagne) qui, absent, était remplacé par Mme Anna Marie Aagaard (Eglise évangélique luthérienne du Danemark).
La Commission spéciale a pour mandat «d’étudier et d’analyser tout l’éventail des questions relatives à la participation orthodoxe au sein du COE» et de présenter au Comité central du COE «des propositions concernant les modifications nécessaires à apporter à la structure, au style et à la manière de vivre du Conseil».
Un rapport intérimaire, résumant les travaux de la Commission depuis ses deux premières sessions plénières de Morges, Suisse, 6-8 décembre 1999, et du Caire, Egypte, 23-25 octobre 2000, a été soumis au Comité central réuni à Potsdam, Allemagne, du 29 janvier au 6 février 2001. Dans ce rapport intérimaire, on définissait cinq secteurs de préoccupation: les questions liées à la qualité de membre; l’examen des mécanismes de prise de décision; la prière commune; les questions éthiques et sociales; les questions ecclésiologiques.
Lors de sa troisième session plénière, la Commission a semble-t-il fait un pas en affirmant que le consensus était le mode de prise de décision le plus approprié pour les organes directeurs du COE. Cette formule, indique un communiqué du COE, permettrait en effet d’intégrer dans le rapport ou dans les travaux mêmes des réunions toutes les positions arrêtées des participants, et de promouvoir l’esprit d’unité dans la conduite même des affaires du Conseil.
Instrument nécessaire
La Commission a réaffirmé la fonction du COE le considérant comme un instrument nécessaire pour répondre aux questions sociales et éthiques. Sur le sujet de la prière commune, la Commission a déclaré que «les chrétiens doivent invoquer ensemble l’aide de Dieu». En même temps, elle a souligné la nécessité de se doter, dans ce domaine, de lignes directrices minutieusement élaborées.
Les représentants du groupe d’étude sur la qualité de membre, qui se sont réunis à Budapest du 12 au 14 novembre, avant la session plénière de la Commission, ont présenté un deuxième rapport intérimaire à travers lequel ils étudient différents modèles de participation à la vie et aux travaux du COE. «Avec l’aide de membres de la Commission spéciale, le groupe d’étude sur la qualité de membre est en train de préparer une nouvelle série de critères définissant les conditions théologiques et ecclésiales que les Eglises souhaitant devenir membres du COE doivent remplir».
La Commission se réunira en session plénière à Helsinki, Finlande, du 27 mai au 2 juin 2002 pour préparer le rapport final qu’elle soumettra lors de la prochaine session du Comité central, à Genève, Suisse, du 26 août au 3 septembre 2002.
L’héritage de Harare
La Commission spéciale a été créée par la Huitième Assemblée du COE, à Harare, Zimbabwe, en 1998. Cette décision fait suite aux préoccupations de plus en plus vives exprimées par les Eglises orthodoxes concernant le COE. Ces inquiétudes s’étaient déjà traduites par la réunion des Eglises orthodoxes à Thessalonique, Grèce, en mai 1998. Parmi les préoccupations orthodoxes soulevées lors de cette réunion figurent certaines activités du COE; «certains développements au sein de quelques Eglises protestantes membres du Conseil qui se reflètent dans les débats du COE»; le manque de progrès dans les discussions théologiques oecuméniques et l’impression que la structure actuelle du COE rend la participation des orthodoxes de plus en plus difficile, voire impossible pour certains. (apic/com/pr)
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