Rome: Les laïcs ne peuvent pas se substituer aux prêtres

Prêtres «irremplaçables» en paroisses

Rome, 23 novembre 2001 (APIC) Les laïcs ne peuvent pas se substituer aux prêtres. Ils ne remplacent du reste en aucune manière l’engagement de pasteur du curé dans la paroisse, a réaffirmé vendredi le pape Jean Paul II, en recevant en audience les participants à l’assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé. Et d’avertir les paroisses désormais confiés à des laïcs en insistant sur «la nécessité de la présence d’un prêtre».

Le pape a en effet rappelé le rôle «irremplaçable» du curé de paroisse, au terme de l’assemblée plénière de la Congrégation pour le clergé qui vient de se conclure au Vatican. Les quelque 35 cardinaux et évêques membres du bureau chargé des prêtres du monde entier, ont abordé depuis le 21 novembre le thème du prêtre, «guide et pasteur dans la communauté paroissiale».

Il est d’une importance fondamentale, pour une paroisse, d’avoir un prêtre comme pasteur, a déclaré Jean Paul II dès le début de son discours. Faisant allusion aux paroisses qui sont désormais confiées à des laïcs, le pape a rappelé la nécessité de la présence d’un prêtre qui soit «totalement au service» de la communauté ecclésiale. «D’autres fidèles peuvent bien sûr collaborer activement avec lui, même à temps plein, mais comme ils n’ont pas reçu le sacerdoce ministériel, ils ne peuvent le substituer comme pasteur», a-t-il affirmé.

La collaboration de laïcs est certes «souhaitable» et «souvent nécessaire», a expliqué Jean Paul II, à condition que ceux-ci «ne remplacent en aucune manière l’engagement de pasteur du curé de paroisse». Cet engagement, a-t-il dit, «ne lui est pas confié par la communauté, mais, à travers l’évêque avec qui il collabore, il lui vient du Christ». Pour le pape, il s’agit d’une «autorité» qui doit être «exercée avec humilité».

La paroisse s’épuise

«Quand il est impossible d’assurer la présence du prêtre le dimanche, il est nécessaire que la liturgie de la parole proposée aux fidèles pour maintenir la foi vive, conserve comme but la célébration eucharistique régulière», a ajouté Jean Paul II en expliquant que toute forme de prédication est liée à l’eucharistie. «Sans le culte eucharistique la paroisse s’épuise», a-t-il estimé le pape.

Jean Paul II a par ailleurs demandé aux personnes qui participent à de telles assemblées de ne pas se résigner à cette situation et de prier pour les vocations. En effet, a-t-il déclaré, «ce serait une erreur fatale de se résigner aux difficultés actuelles et de se comporter de fait comme si nous devions nous préparer à une Eglise de demain imaginée quasiment sans prêtres».

Une instruction inter-dicastérielle sur «quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres» avait été publiée en 1997 par le Saint-Siège. Elle mettait déjà en garde contre certains abus, réaffirmant la théologie catholique et les dispositions du droit canonique. Elle rappelait en particulier que le gouvernement d’une paroisse ne peut pas être confié à un laïc ni àà une communauté.

Les valeurs à conserver

Dans «L’Osservatore Romano» du 23 novembre 2001, le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé, explique que l’assemblée plénière de son dicastère a eu pour objectif «d’analyser la figure du curé de paroisse et en particulier sa responsabilité en ces heures difficiles pour le monde et pour l’Eglise». «Quand il fait face à des dangers, affirme-t-il, le prêtre doit conserver les valeurs et le but de sa mission, orientant et guidant ses fidèles en pleine communion avec l’évêque». (apic/imed/pr)

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