Peter Malone, premier président de «Signis»
Rome, 28 novembre (VID) C’est le missionnaire australien Peter Malone, de la Congrégation du Sacré-C?ur, qui a été élu président de «Signis». La nouvelle organisation réunit maintenant l’Association Catholique Internationale pour la Radio et la Télévision (UNDA), et l’Organisation Catholique Internationale du Cinéma et de l’Audiovisuel (OCIC).
Le congrès de la fusion s’est tenu à Rome du 19 au 25 novembre. Il a été suivi de la première assemblée générale de SIGNIS et de la première assemblée des délégués, puis des élections à la présidence et à la vice- présidence. Le père Malone était jusqu’ici président de l’OCIC. Les deux vice-présidents élus sont Gaye Williams Ortiz (Grande-Bretagne), présidente de Eurocic, et Augustine Loorthusamy (Malaisie), secrétaire de OCIC-Asie. Le premier secrétaire général de la nouvelle organisation est Robert Molhant (Belgique), qui était jusqu’à maintenant secrétaire général de l’OCIC.
La rencontre a réuni les associations nationales appartenant à environ 140 pays, des experts en formation à la communication, des journalistes, des webmasters de sites catholiques. Parmi les objectifs de la nouvelle association figurent la promotion de la collaboration ?cuménique et interreligieuse dans les activités de la communication, le développement du dialogue entre les opérateurs du secteur relatif aux thèmes d’ordre moral, spirituel et professionnel, l’engagement en faveur d’un intérêt accru pour la justice et les droits de l’homme dans les politiques de la communication.
Etre communicateur, sans jouer le rôle de porte-parole officiel
Durant le congrès, le jésuite Pierre Belanger, jusqu’ici secrétaire général de l’UNDA, a souligné l’importance d’être des communicateurs dans un monde catholique. «Il est absolument possible d’accomplir un travail dans lequel l’Evangile soit présent, grâce aux moyens de communication sociale, sans jouer le rôle de porte-parole officiel. On peut faire de la communication dans un esprit évangélique, et je crois que c’est cela l’important, sans devoir lier à chaque moment ce que l’on fait à l’Eglise officielle ou hiérarchique», a-t-il affirmé.
Pour ce qui concerne les difficultés inhérentes à la communication religieuse, le père Belanger observe que «dans de très nombreux secteurs, faire de la communication religieuse, au point de vue financier, n’est pas chose facile. Le soutien de la communauté ?cuménique n’est souvent pas très grand: il existe beaucoup de domaines dans le monde, y compris en Occident, où les organisations commerciales, gouvernementales ou para- gouvernementales ne veulent pas avoir de liens trop directs ou trop évidents avec des organismes qui ne sont pas officiellement liés à une confession religieuse déterminée». Le conférencier a ensuite relevé que le monde religieux est souvent vu à travers «le prisme des extrémismes». «On veut donner à croire qu’ils viennent uniquement du côté musulman, mais on en trouve des exemples ailleurs. Certes, tout cela ne nous aide point, à nous autres communicateurs catholiques, à être considérés comme des professionnels et non comme des personnes qui se trouvent dans cette position pour faire avant tout de la propagande».
Les organisations UNDA et OCIC ont considéré, durant leur congrès, la formation comme un besoin prioritaire, «surtout dans les pays en voie de développement». Elles ont relevé que «l’intérêt pour la formation est déjà puissant depuis longtemps, mais ces dernières années il s’est accru». «Même dans le monde ecclésial on continue quelquefois à confondre les relations publiques avec le travail du communicateur. Pour cela, il y a encore beaucoup à faire», ont-elles affirmé au terme de la rencontre. (apic/vd/bb)
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