Berne: Les organisations de développement souhaite l’adhésion de la Suisse à l’ONU
Berne, 4 décembre 2001 (APIC) Swissaid, Action de Carême, Pain pour le prochain, Caritas et Helvetas recommandent au peuple suisse de voter oui, le 3 mars prochain, à l’adhésion de la Suisse à l’Organisation des Nations Unies. Lors d’une conférence de presse donnée à Berne le 4 décembre, ces organisations ont soutenu que cette adhésion ne fera qu’accroître l’engagement actuel de la politique suisse d’aide au développement.
Les organismes de développements non gouvernementaux sont, par leur engagement international, inévitablement appelés à collaborer avec l’ONU. Ils y trouvent un partenaire qu’ils estiment efficace.
Nadine Keim, responsable du bureau régional romand de la communauté de travail de ces cinq organismes de développement, est d’avis que l’ONU est « la plus grande organisation de développement au monde et que sans elle, il y aurait plus de détresse et de pauvreté ». L’ONU est l’organisation la plus efficace pour le maintient de la paix et la défense des droits internationaux des pays les plus pauvres, car elle « amène les Etats à placer le droit avant la violence », estime N. Keim. Elle poursuit en précisant que « l’ONU n’est pas meilleure que le monde », mais fait preuve d’une efficacité indiscutable dans la gestion des conflits et dans le développement global.
Jürg Krummenacher, directeur de Caritas Suisse, Esther Oettli responsable du secteur étranger d’Helvetas et Franz Schüle secrétaire central de l’Entraide protestante suisse soulignent unanimement, que malgré les lourdeurs administratives et les tensions entre Etats membres, l’ONU assume une fonction importante dans la protection des victimes et dans l’engagement humanitaire international. Ils saluent le rôle prépondérant de l’ONU dans les situations d’urgence, la prévention des catastrophes et le développement durable.
Du point de vue des organismes de développement non gouvernementaux, l’adhésion à l’ONU représente, pour la Suisse, un moyen efficace de développer sa politique d’aide au développement et ainsi sa place sur la scène internationale. La Suisse participe, y compris financièrement, à l’ONU par l’intermédiaire des institutions qui y sont rattachées, il n’y a donc pas de raison qu’elle n’achève pas son intégration, par l’exercice du droit de vote, réservé aux membres, estiment-ils.
La moins mauvaise solution
Les organismes de développement ne sont pas pour autant systématiquement en accord avec les décisions de l’ONU, notamment sur la politique d’embargo, qui provoque des drames humanitaires. Cependant, estiment-elles, c’est par l’intégration au système, qu’il est possible de favoriser un équilibre mondial plus équitable. Ainsi, toutes les raisons de refus d’adhésion motivées par les choix politiques de l’ONU deviennent des motifs favorables, justifiés par l’accès au droit de vote, donc de participation à la décision, selon le raisonnement proposé par ces cinq organismes suisses. Ils voient dans l’ONU, et le développement du droit international qui l’accompagne, la moins mauvaise solution, en l’absence d’autres options, pour un développement mondial plus juste. (apic/ch)
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