« Afin de surmonter le désenchantement des citoyens »
Genève, 5 décembre 2001 (APIC) Un débat public avec la société civile, les Eglises et les communautés religieuses sur les objectifs de l’Union européenne est nécessaire afin de surmonter le désenchantement des citoyens pour le projet d’intégration européenne. C’est ce qu’a déclaré Keith Jenkins, directeur de la Commission « Eglise et Société » de la Conférence des Eglises européennes (KEK) à la présidence belge de l’Union européenne.
Keith Jenkins développe ce thème dans une lettre adressée au premier ministre belge, Guy Verhofstadt, qui présidera la rencontre du Conseil européen de Laeken, à Bruxelles, les 14 et 15 décembre. Dans son message, il se réjouit du lancement, prévu à l’occasion de la réunion du Conseil, d’un débat public sur l’avenir de l’Union européenne attendu depuis longtemps. Il insiste sur le fait que le processus doit « être ouvert et transparent afin de gagner la confiance des citoyens européens » et demande d’aborder les « thèmes essentiels qui ont un réel impact sur leur vie ». Keith Jenkins estime qu’iI faut prendre des dispositions en vue d’un « dialogue structuré avec les organisations de la société civile, les Eglises et les communautés religieuses ».
Des structures démocratiques, fiables et transparentes
Keith Jenkins estime notamment dans sa lettre que « toute proposition de réforme institutionnelle doit être jugée en fonction de la mesure dans laquelle elle contribue à l’accomplissement de la justice, de la paix, de la durabilité et de la réconciliation ». Il faut que les structures de l’Union soient démocratiques, fiables et transparentes et que ses activités soient efficaces lorsqu’elle aborde des questions importantes pour les citoyens ».
Par ailleurs, « pour que l’adhésion de nouveaux Etats membres soit une réussite », le directeur de la KEK pense qu’il est indispensable d’avoir un débat sur les valeurs et les objectifs qui « prenne en considération les besoins et les traditions des futurs Etats membres issus d’Europe Centrale et Orientale ainsi que ceux des Etats membres existants ».
Dans sa lettre, le directeur de la Commission de la KEK, insiste enfin sur l’importance des principes de solidarité et de communauté qui constituent la base du modèle social européen Ces derniers doivent s’étendre aux futurs membres de l’Union européenne chez lesquels de nombreuses mesures de protection sociale ont disparu ou ont été rendues totalement inefficaces ». (apic/com/at)
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