En préparation à la rencontre d’Assise

Rome: Publication d’indications liturgiques et pastorales sur le jeûne et la prière pour la paix

Rome, 6 décembre 2001 (APIC) Le bureau des cérémonies pontificales a publié jeudi des indications liturgico-pastorales sur la journée de jeûne du 14 décembre et la journée de prière-pélerinage du 24 janvier à Assise. Dans cette publication, le bureau des cérémonies pontificales a rajouté des indications sur une veillée de prière du 23 janvier.

Voulues par Jean Paul II afin que le monde prie pour la paix, ces journées doivent être préparées au niveau des Eglises locales, affirme le bureau des cérémonies pontificales, de manière à ce qu’elles «se déroulent fructueusement». Le communiqué appelle par ailleurs les chrétiens à un «véritable examen de conscience» sur leur «engagement en faveur de la paix».

«A plus de deux mois des attentats du 11 septembre, affirme le communiqué en introduction, la situation est grave, la tension extrêmement haute et le tracas des consciences diffus. C’est pourquoi, ajoute-il, il est nécessaire de fournir quelques indications pratiques de manière à ce que ces journées, demandées par le pape lors de l’Angélus du 18 novembre, se déroulent fructueusement».

Le communiqué présente ensuite des indications «essentielles» sur le sens du jeûne, «qui occupe une place importante dans toutes les grandes expériences religieuses».

Partant de nombreux textes de l’ancien testament où le jeûne est présenté comme «une attitude de foi, d’humilité, de totale dépendance à Dieu», il rappelle ensuite que Jésus lui-même a jeûné 40 jours «avant de commencer sa première mission publique» et qu’il a donné des indications précises à ce sujet, «de manière à ce qu’il ne se prête pas à des attitudes déviées d’ostentation et d’hypocrisie».

«Reconnaissance de nos fautes contre Dieu et contre nos frères»

Faisant par ailleurs allusion aux Pères de l’Eglise qui ont tenu le jeûne en grande estime, le communiqué souligne qu’il «se décline au passé, comme reconnaissance de nos fautes contre Dieu et contre nos frères, au présent, pour apprendre à ouvrir les yeux sur les autres et sur la réalité qui nous entoure, et au futur pour accueillir dans nos coeurs la réalité divine et renouveler la communion avec tous les hommes et avec la création entière, assumant de manière responsable l’implication de chacun d’entre nous dans l’histoire».

Suivent ensuite des indications pastorales sur le jeûne où il est précisé que c’est à l’évêque de promouvoir cette journée dans son Eglise particulière et «d’évaluer s’il peut étendre cette invitation aux membres des autres confessions chrétiennes ainsi qu’aux fidèles d’autres religions».

«Le 14 décembre, est-il ajouté sur ce point, coïncide avec la fin du mois du Ramadan consacré au jeûne pour les fidèles de l’Islam».

Engagement en faveur de la paix

Le communiqué profite de cette occasion du jeûne pour «proposer aux chrétiens de faire «un sérieux examen de conscience» sur leur «engagement en faveur de la paix». «S’il est vrai, est-il écrit, que la paix porte le nom de Jésus-Christ, il est aussi vrai qu’au cours de l’histoire, ceux qui se sont reconnus comme chrétiens n’ont pas toujours témoigné du destin ultime de l’homme dans la communion autour de lui : leurs divisions sont un scandale et un véritable contre témoignage».

Avant de demander à l’évêque que, «de manière simple», le fruit des privations puisse être reversé «à ceux qui souffrent des conséquences du terrorisme et de la guerre», le communiqué donne quelques indications pratiques sur le jeûne en fonction de l’âge ou des traditions locales.

Le sens du pèlerinage et de la guerre est le deuxième point présenté. Le bureau des cérémonies pontificales explique ainsi que le pèlerinage «est un signe du chemin difficile que chaque disciple du Christ est appelé à accomplir pour atteindre la conversion» et que «il n’y a pas de paix sans la prière. La paix va bien au-delà des efforts humains, est-il rappelé, surtout dans la situation présente du monde ; son apparition et sa réalisation sont à rechercher dans cette Réalité qui est au dessus de nous».

Pèlerinages dans les diocèses

Les indications pastorales, très précises, stipulent entre autre que le Saint-Siège attend des Eglises particulières qu’elles organisent des pèlerinages dans les diocèses, aussi bien le 14 décembre que le 24 janvier. Il est aussi demandé aux évêques d’organiser une veillée de prière oecuménique à la veille du 24 janvier et que l’on puisse y inviter les représentants des autres religions, en évitant cependant «tout risque de syncrétisme».

Enfin , le communiqué souligne que la période de l’Avent et de Noël sont des «temps propices» pour prier pour la paix et «sans bouleverser le cycle liturgique, on pourra mettre en lumière le thème de la paix, de la paix universelle, de la paix fruit de la justice». Est ensuite rappelé que selon les voeux du pape Paul VI, «le 1er janvier est célébré comme la journée mondiale de la paix. Une disposition qui, le 1er janvier 2002, compte tenu de l’heure dramatique et des messages de Jean-Paul II, devra être observée de manière très particulière en y associant la vierge Marie, ’Reine de la paix’». (apic/imed/mk)

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