Le sapin de Noël reste bien enraciné dans les foyers européens
Paris, 18 décembre 2001 (APIC) La popularité du sapin de Noël ne se dément pas auprès des ménages européens, qui en érigent chaque année quelque 50 millions dans leurs salons. L’Allemagne, avec 15 millions de sapins, est le principal consommateur, suivie par la Grande-Bretagne et la France. Dans ce pays, l’arbre symbole de Noël trône dans un foyer sur trois. En Europe du Nord, il est présent dans une maison sur deux.
Chaque année en Europe 50 millions de sapins naturels sont coupés aux fêtes de fin d’année, indique Frédéric Naudet, président de l’Association française du sapin de Noël naturel. Pour les fêtes, plus de 6 millions de ménages français achètent un sapin: en 2000, ils ont acquis 5,4 millions de sapins naturels et 1,1 million d’artificiels, pour un chiffre d’affaires total de 624 millions de francs français (160 millions de francs suisses), des chiffres quasi-stables par rapport à l’année précédente, indique l’Oniflhor (Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture).
10% des sapins sont importés, du Danemark notamment. L’épicéa, variété de conifère la plus répandue en Europe, représente 70% de la consommation française. Il est apprécié pour son parfum, chargé des souvenirs de l’enfance, et pour la disposition harmonieuse de ses branches. Seul inconvénient, l’épicéa déraciné et installé dans une température ambiante élevée perd rapidement ses aiguilles.
Son rival, le nordmann, dont les ventes ont progressé de près de 5 points entre 1999 et 2000 (28,8% des ventes l’an dernier) conserve ses aiguilles mais, revers de la médaille, il est dépourvu de parfum. Le Danemark et la Belgique sont les principaux fournisseurs de nordmannn, un arbre deux fois plus cher que l’épicéa (22,86 euros, 150 F environ pour un arbre d’un mètre à un mètre cinquante).
Le sapin artificiel en force
Les Français achètent la moitié de leurs sapins entre le 15 et le 20 décembre, dans les grandes surfaces (43,9%), sélectionnant des arbres entre 1 m et 1,50 m (55% des ventes). Les consommateurs du nord de la France et de la région méditerranéenne apprécient le sapin artificiel dont le marché, stable depuis quelques années, représente 17% des ventes annuelles en volume.
Pour lutter contre l’arbre artificiel, une soixantaine de producteurs – la moitié des pépiniéristes français – ont constitué l’association française du sapin de Noël naturel pour la défense de cet arbre. «Le sapin de Noël n’est pas prélevé sur une forêt existante. C’est un produit de culture au même titre que les fleurs», explique Naudet. «Il faut quinze ans pour produire un arbre de plus d’un mètre de haut», ajoute-t-il. «Nous semons des graines récoltées dans les pommes de sapin que nous séchons pendant quelques semaines avant de les semer. Un petit arbuste sort de terre qui grandira pendant quatre ans avant d’être replanté pour favoriser son développement», indique le pépiniériste.
La tradition du sapin de Noël est née en Alsace au XVIe siècle. En 1521, cette coutume est mentionnée pour la première fois à Sélestat. Illuminés au XVIIe siècle de coquilles de noix remplies d’huile, les sapins partent à la conquête de l’Europe et du monde au XIXe siècle sous la houlette des émigrés d’Alsace-Lorraine. (apic/ag/pr)
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