Paraguay: Crise de dialogue entre l’Eglise, le gouvernement et les institutions sociales
Asunscion, 18 décembre 2001 (APIC) Le Conseil permanent de la Conférence épiscopale paraguayenne (CEP) présentera, dans les jours qui viennent, les conclusions du dialogue entre l’Eglise et les institutions politiques et sociales lancé le 28 août dernier.
L’initiative visait à trouver une solution à la crise qui déchire le pays. En effet, une grande partie des forces sociales avaient demandé la démission du président de la République Gonzáles Macchi, jugé incapable de gouverner et accusé d’être impliqué dans de graves affaires de corruption.
A cause du peu d’intérêt manifesté par de nombreuses personnes engagées dans les tractations, les évêques avaient averti qu’après la dernière assemblée, l’Eglise prendrait ses distances avec l’actuel gouvernement, comme elle l’avait fait au temps de la dictature. La tension est apparue de nouveau durant la neuvaine du 8 décembre, fête de la « Virgen de los milagros » qu’on célèbre chaque année dans le sanctuaire de Caacupé, capitale spirituelle du Paraguay.
La célébration s’est terminée par la demande publique de démission adressée au président de la république, présent au rite traditionnel, au même titre que des milliers de pèlerins venus de tous les coins du pays. Malgré l’impasse, « le dialogue peut encore sauver du naufrage », indique l’Agence Misna à Rome, qui cite le quotidien « Ultima Hora ». Ce dernier souligne la nécessité, pour l’Eglise, de réclamer un changement politique qui puisse répondre aux instances de la démocratie, en ne cédant pas à la vieille tentation du paternalisme qui, presque toujours, en politique, s’est avéré inutile et délétère. (apic/mna/pr)
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