Victimes de la haine raciale, du fanatisme et de la violence

Rome: 33 missionnaires assassinés en 2001

Rome, 31 décembre 2001 (APIC) 33 missionnaires catholiques ont été tués en 2001 de par le monde, victimes de la haine raciale, du fanatisme et de la violence criminelle, révèle le Vatican. L’agence vaticane Fides a publié le 31 décembre les 33 noms de ces missionnaires, prêtres, religieuses, catéchistes et séminaristes. Ils ne sont toutefois que les «représentants» de nombreux autres martyrs, précise l’agence.

L’agence Fides, un organisme d’information de l’Oeuvre Pontificale de la Propagation de la Foi (Congrégation pour l’évangélisation des peuples), rappelle en outre les victimes de l’attaque terroriste contre les tours jumelles à New York le 11 septembre, de la campagne militaire en Afghanistan, ou encore des violences fondamentalistes au Pakistan, au Nigeria, en Indonésie et en Inde.

Sur ces 33 missionnaires se trouvent 25 prêtres, un séminariste, cinq religieuses, une laïque consacrée et un volontaire laïc. Douze de ces missionnaires sont des Européens (six Italiens, deux Polonais, deux Irlandais, un Belge et un Hollandais). Sept sont originaires d’Inde, huit d’Amérique (dont deux des Etats-Unis, trois de Colombie, un du Canada, un d’Argentine et un du Pérou), ainsi que trois d’Afrique (Burundi, Sénégal et Soudan) et un d’Océanie (Australie). Un des missionnaires, le Père Ramon Gamache Berube, mort au Pérou le 7 mai, est de nationalité inconnue.

L’assassinat de ces martyrs ne fait pas de bruit

Un tiers de ces martyrs ont trouvé la mort en Asie, plus particulièrement en Inde. 10 autres missionnaires ont été tués en Amérique latine et 9 autres en Afrique. Deux sont morts en Europe (en Albanie et en Irlande) et deux en Océanie. Le directeur de l’agence Fides, le Père Bernardo Cervellera, faisant particulièrement allusion aux événements ayant suivi les attentats du 11 septembre, déplore que «à la différence de la mort d’un journaliste, d’un chef d’Etat ou d’un terroriste, l’assassinat de ces martyrs ne fait pas de bruit». Le Père Cervellera relève qu’il est devenu de plus en plus courant que l’on tue des missionnaires simplement pour les voler, alors qu0’il y a 10 ou 15 ans, ces personnes étaient estimées et respectées pour les valeurs spirituelles qu’elles représentaient. «Aujourd’hui, déplore-t-il, elles sont souvent considérées comme des proies faciles et désarmées, qui ne vont pas riposter». Outre les 33 noms cités, il rappelle les 16 fidèles protestants tués dans une église à Bahawalpur au Pakistan, ou encore les victimes palestiniennes en Terre Sainte. (apic/imed/fides/sh/be)

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