Rome: Mise en garde contre le risque de syncrétisme
Rome, 6 janvier 2002 (APIC) Même pour la paix, les chrétiens ne peuvent prier avec les autres religions, selon le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Dans la perspective de la rencontre interreligieuse prévue à Assise le 24 janvier, où près de 250 chefs religieux sont attendus, le prélat rappelle que «c’est seulement en Jésus-Christ que la vérité est révélée dans sa plénitude».
Le cardinal Kasper déclare, dans l’édition de «L’Osservatore Romano» du 5 janvier 2002: «Les chrétiens ne peuvent pas prier avec les membres des autres religions». Un moment de prière séparé pour chaque religion est effectivement prévu au programme de la journée de prière pour la paix. Pour le prélat, «tout syncrétisme doit être exclu. Si les membres des différentes religions veulent collaborer, cela doit se faire dans des domaines comme celui de la justice, des valeurs morales, de la paix ou de la liberté».
Expliquant par ailleurs la différence entre le dialogue ?cuménique et le dialogue interreligieux, le cardinal Kasper déclare qu’ils sont «connexes et liés, mais ne s’identifient pas l’un à l’autre. Le dialogue ?cuménique entre chrétiens ne se fonde pas seulement sur la tolérance et le respect dû à chaque conviction humaine et surtout religieuse, ni sur un philanthropisme libéral ou une simple courtoisie bourgeoise», affirme-t-il. Pour lui, ce dialogue «doit se faire dans le rappel d’une foi commune au Christ».
Alors qu’une participation plus importante que lors de la première rencontre de 1986 est attendue, notamment de la part de plusieurs spiritualités et monachismes d’extrême orient, le cardinal Kasper précise qu’en matière de dialogue des chrétiens avec les autres religions, «l’Eglise reconnaît une lueur de vérité en elles». Mais il rajoute qu’elle «ne doit pas oublier que c’est seulement en Jésus-Christ que cette vérité est révélée dans sa plénitude». «Il est donc ambigu de vouloir se référer au dialogue interreligieux en termes d’une plus vaste phase de l’?cuménisme», conclut le cardinal. (apic/imed/sh)
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