Paris, 8 janvier 2002 (APIC) «La pastorale d’un évêque ne doit pas être contrecarrée par des mouvements à réseaux d’influence universelle», souligne Mgr Georges Gilson, archevêque de Sens-Auxerre en commentant l’influence de l’Opuis Dei en France. Le prélat s’exprimait dans un article consacré au mouvement, et paru dans le journal français «La Croix» du 8 janvier.
Mgr Gilson précise dans cet article que «le réseau que représente l’Opus Dei n’est ni occulte ni caché mais il est réel». Ajoutant que «ceci est vrai, d’ailleurs, pour la plupart des communautés nouvelles qui n’ont pas encore acquis l’équilibre et l’expérience qu’apporte une histoire multiséculaire, comme c’est le cas pour les ordres et congrégations religieux.
Cette suspicion est mal comprise par les responsables de l’Opus Dei en France. «Certains, considérant notre statut de prélature personnelle, nous voient comme une Eglise parallèle», observe François Gondrand, porte- parole de la prélature en France. «Nous appartenons pleinement à la structure hiérarchique ecclésiale et nous ne nous implantons dans un diocèse qu’avec l’accord de l’évêque». Et de rappeler que le fondateur de l’Opus Dei, Mgr Escriva, encourageait ses fidèles à connaître les intentions de leur évêque afin de «tirer toujours la charrette dans le même sens que lui».
Elevée prélature personnelle par Jean Paul II en 1982, l’Opus Dei compte 84’000 membres dans 60 pays. Elle est surtout implantée en Espagne, en Amérique latine et en Italie. Elle est présente en France depuis 1947, où elle compte 1’500 membres, dont 24 prêtres. L’Opus Dei fête le 9 janvier le centenaire de la naissance de son fondateur, Mgr Escriva de Balaguer, qui pourrait être canonisé cette année. (apic/cx/bb)
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