Argentine: Droit de l’homme: un pas en avant, deux en arrière
Buenos Aires, 9 janvier 2001 /AOUC) Les militaires accusés de violations des droits de l’homme durant la dernière dictature argentine (1976-1983) ne seront pas extradés, a confirmé Horacio Jaunarena, qui a prêté serment mardi à Buenos Aires pour la troisième fois dans sa carrière à la tête du ministère de la Défense.
Jaunarena, ministre de la Défense des ex-présidents Raúl Alfonsín et Fernando de la Rúa, a réaffirmé n’avoir jamais changé d’avis au sujet du principe de territorialité de la procédure pénale.
L’un des derniers décrets approuvés par le gouvernement de De la Rúa est celui qui a permis, en décembre dernier, de rejeter toutes les demandes d’extradition relatives à des faits survenus en territoire national, concernant plus particulièrement des membres du dernier régime militaire.
Le décret avait marqué la continuité de la politique adoptée en la matière par De la Rúa et par son prédécesseur, Carlos Menem.
Peu avant Noël, pourtant, une lueur nouvelle était apparue. Le ministre de la Justice nommé à a suite de la « fuite » de De la Rúa, l’avocat défenseur des droits de l’homme Alberto Zuppi, avait annoncé l’abolition de ce décret. Il fut cependant rapidement démenti par le secrétaire général à la Présidence, Luis Lusquinos, suite à la sèche opposition des Forces armées, particulièrement puissante en Argentine comme dans le reste de l’Amérique latne.
Un désaccord opposa alors Zuppi, prêt à abandonner l’obsolète législation nationale en faveur de la législation internationale, au ministre des Affaires étrangères d’alors, José Maria Vernet, tout à fait contraire. La sortie de scène du président Adolfo Rodríguez Saá a bien vite mis un terme au problème. (apic/mna/pr)
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