Rome: Normes législatives du «Motu Proprio» sur les «fautes graves» ne seront pas publiées

Autorité de la Congrégation pour la doctrine de la foi

Rome, 9 janvier 2002 (APIC) Des normes législatives liées au 26ème « Motu Proprio » de Jean Paul II sur la « sauvegarde de la sainteté des sacrements » ont été rédigées par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mais elles ne devraient pas être publiées. Au Vatican, on affirme qu’elles seront transmises par la Congrégation aux autorités ecclésiastiques locales au cas par cas, en fonction de leurs besoins.

Mais contrairement à certains articles de presse publiés par la presse anglo-saxonne, la procédure interne à l’Eglise n’empêchera pas que des prêtres soupçonnées de pédophilie soient déférés devant des juridictions civiles, indiquent des sources vaticanes.

Pas question de soustraire les prêtres pédophiles à la police

Des médias anglophones ont en effet laissé entendre, parce que le document ne contient aucune indication formelle sur le fait de dénoncer les cas suspects à la police, que les « prêtres pédophiles seront jugés sans la police ». Pour le quotidien britannique « The Times », les nouvelles normes juridiques du Vatican suggèrent « que l’Eglise a l’intention de traiter le problème par le biais de procédures internes secrètes ».

Selon des informations vaticanes, la récente publication dans les Actes apostoliques du Saint-Siège du « Motu Proprio » et d’une lettre accompagnatrice du cardinal Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, serait suffisant pour faire entrer ces nouvelles lois en vigueur.

A Rome de traiter les « fautes graves » des prêtres

Le « Motu Proprio » délègue à la Congrégation pour la doctrine de la foi toute l’autorité sur le traitement des « fautes graves » commises par les prêtres. Les évêques devront ainsi transmettre leur dossier à la Congrégation romaine et cette dernière décidera alors de déléguer le dossier à l’évêque ou de le traiter.

En fonction des besoins et de la solution choisie, elle devrait donc envoyer à l’autorité ecclésiastique locale le ou les articles de la loi canonique liés à la faute. Par ailleurs, des Congrégations comme celle du Culte divin ou du Clergé, qui étaient auparavant concernées, ne traiteront plus ces affaires.

Ce qui pourrait être considéré comme une centralisation romaine est aussi une possibilité offerte à l’évêque d’être plus indépendant du pouvoir civil local, affirme-t-on au Vatican. Les normes sont en outre strictement ecclésiales et ne traitent pas des relations entre le pouvoir ecclésial et le pouvoir civil, variable d’un pays à l’autre. (apic/imed/bbc/pr/be)

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