La «guerre» des titres n’aura pas lieu
Lausanne, 10 janvier 2002 (APIC) Le nouveau titre du «Nouvel Echo», l’hebdomadaire catholique romand, aura tenu moins d’un an. Contraint par «son cousin du bout du lac» – «l’Echo Magazine» – de revoir sa copie, le journal a retrouvé le titre qu’il portait en mars 1991, «L’Echo romand». C’était avant d’être «relooké», et de faire pages neuves. La «guerre» des titres n’aura donc pas lieu.
Le passage à l’ancien titre aurait bien pu passer inaperçu, si un éditorial de Pascal Crittin, directeur éditorial de l’»Echo romand» et directeur des Editions Saint-Augustin, n’avait mis en évidence ce changement, ce retour à un titre que le lecteur croyait oublié depuis la mi-mars 2001. Epoque qui avait vu naître la nouvelle formule de l’hebdomadaire que dirige Bernard Litzler, rédacteur en chef.
«Le rédacteur en chef de l’»Echo Magazine», le Père Albert Longchamp, nous a en effet sommés de changer de titre», a confirmé jeudi Pascal Crittin. «Il n’y a certes pas eu procès, mais nous étions sur une rampe de lancement pour y parvenir. Avant d’en arriver là, nous avons préféré changer de titre», a-t-il commenté à l’APIC.
A Genève, on a estimé qu’il y avait concurrence, explique-t-on. «En neuf mois, écrit en effet P. Crittin dans son édito, le «Nouvel Echo» a cherché à jeter sur l’actualité un regard chrétien, à ouvrir ses colonnes au débat et aux idées. Mais l’étiquette a porté à confusion: un magazine chrétien a jugé que la nouvelle appellation n’était pas contrôlée et qu’elle lui était une concurrence nuisible».
L’argument n’a pas convaincu les responsables du «Nouvel Echo». «Nous pensons qu’il n’y a pas de concurrence. Nous avons toutefois préféré en rester là, sans bagarre ni chamaillerie. Beaucoup de nos abonnés n’avaient du reste pas encore assimilé le nouveau titre. Nos lecteurs ne sont pas abonnés à un titre mais à un contenu».
Du côté de Genève, on préfère parler de «confusion» dans les titres plutôt que de «concurrence». Selon Pierre Bernhardt, rédacteur en chef adjoint de l»Echo Magazine», la direction et les actionnaires de l’hebdomadaire édité de longue date à Genève ont estimé qu’il y avait effectivement confusion de titre. «Les gens pouvaient ne plus s’y retrouver». Pierre Bernhardt confirme que des discussion s’étaient engagées avant même le lancement de la nouvelle formule. «Le Père Longchamp avait à l’époque déjà fait remarquer la confusion qu’un tel titre pourrait entraîner».
L’»Echo Romand» tire à 4’000 exemplaires, plus un supplément paroissial, édité une fois par mois avec un tirage d’environ 10’000 exemplaires. (apic/pr)
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