Les explications de Mgr Bertone
Rome, 11 janvier 2001 (APIC) Le ministère sacerdotal est offensé par le comportement de quelques prêtres, a déclaré Mgr Tarcisio Bertone, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pour expliquer les raisons de la publication des nouvelles normes concernant le jugement des « fautes graves ».
Pour le prélat, le 26ème « Motu Proprio » de Jean Paul II, « Sacramentorum sanctitatis tutela » – publié dans les archives officielles du Vatican début janvier – veut « sanctionner » ces quelques comportements. Il précise toutefois que les victimes comme les accusés ont un droit à la défense et à la protection de la sphère privée (« privacy »).
Affirmant que « le comportement de quelques personnes offense le ministère sacerdotal » et « diffame la communauté chrétienne », Mgr Bertone a rappelé que « la quasi totalité des prêtres se comporte de manière exemplaire ». « Il suffit de constater combien de prêtres ont été élevés à l’honneur des autels », a-t-il précisé, se disant toutefois « triste » que ces « quelques prêtres trahissent leur vocation et leur mission ».
Pour le prélat, le « Motu Proprio » de Jean Paul II – accompagné de normes renouvelant le cadre juridique concernant les prêtres commettant des « fautes graves » comme la pédophilie – a donc pour objectif de « réaffirmer la mission et la sainteté de l’idéal de la mission sacerdotale et de confirmer les fidèles dans la confiance en leurs prêtres ».
A propos des médias
Le secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi a par ailleurs affirmé que dans ce nouveau cadre, « une attention particulière a été portée à la protection du droit des personnes ». « Il y a, avant tout, a-t-il précisé, le droit des victimes et de leurs familles touchés par ces comportements délictueux. Les fidèles chrétiens ont le droit à la sainteté du prêtre, a précisé Mgr Bertone, et ce droit a été détruit ». « Il y a aussi le droit de la communauté chrétienne qui pâtit gravement et qui est diffamée par ces comportements », a-t-il poursuivi en déplorant que les médias « se focalisent et grossissent ces cas ».
Mgr Bertone a précisé que ce droit touche aussi le droit à la défense et à la « privacy » des accusés, notamment par « le secret pontifical ». (apic/imed/pr)
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