Dialogue relancé de justesse

Colombie: Le processus de paix sauvé in extremis

Bogota, 15 janvier 2002 (APIC) Le processus de paix en Colombie a été relancé de justesse. Une mission internationale a réussi à rétablir le dialogue entre le gouvernement et les FARC quelques heures avant la fin de l’ultimatum qui devait sceller la rupture des négociations.

Les ambassadeurs des dix pays « facilitateurs » du processus de paix – dont la Suisse – ont annoncé la poursuite des négociations dans une déclaration acceptée par le président Andres Pastrana et le commandant en chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) Manuel Marulanda.

« Les conditions sont réunies pour relancer, de manière immédiate, le processus de paix en Colombie », a déclaré Daniel Parfait, l’ambassadeur de France à Bogota, au nom du « groupe des dix ». L’émissaire des Nations Unies James LeMoyne était présent aux discussions menées par les ambassadeurs.

Les guérilleros ont notamment levé leur exigence d’une réduction des patrouilles autour de leur enclave démilitarisée au sud du pays et accepté d’entamer des négociations en vue d’un cessez-le-feu, a indiqué le diplomate français.

De son côté M. Pastrana a jugé que « les garanties sont réunies. Cela signifie que le processus de paix continue ». Les négociations de paix débuteront mercredi. Les rebelles ont six jours pour démontrer leur volonté d’aboutir à un cessez-le-feu. Si aucun progrès concret n’est constaté d’ici dimanche, l’armée prendra le contrôle de l’enclave démilitarisée de Caguan, au sud du pays, dont les FARC disposent depuis trois ans, a-t-il affirmé dans une allocution télévisée.

Selon le Haut commissaire pour la paix Camilo Gomez, les pourparlers auront lieu en présence de l’ambassadeur espagnol et son homologue français qui représenteront le groupe des dix pays qui soutiennent le processus de pacification de la Colombie. Les rencontres se poursuivront à un rythme soutenu jusqu’au 20 janvier, date limite du décret présidentiel portant création de la zone démilitarisée, née justement pour accueillir les tractations. Une nouvelle prorogation de cette « zone franche » par le chef de l’Etat Andrés Pastrana dépendra de l’issue de cette cruciale tournée de consultations. (apic/ag/mna/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/colombie-le-processus-de-paix-sauve-in-extremis/