«Le moment n’est pas opportun»
Rome, 22 janvier 2002 (APIC) Le patriarche serbe orthodoxe Pavle a jugé que «le moment n’est pas opportun» pour recevoir Jean Paul II en République fédérale de Yougoslavie. Il a fait cette déclaration le 21 janvier aux côtés d’Alexis II, patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, à l’occasion de la cérémonie de remise du prix de la «Fondation internationale pour l’unité des peuples orthodoxes». Les deux patriarcats ont cependant accepté d’envoyer des représentants lors de la journée de prière à Assise le 24 janvier.
Interrogé par la presse russe le 21 janvier sur l’éventualité d’un voyage de Jean Paul II à Belgrade, le patriarche Pavle a affirmé que le pape lui avait fait plusieurs fois cette demande, mais que pour l’instant, «le moment n’est pas opportun».
Le patriarche Pavle s’est rendu à Moscou pour la remise du prix de la «Fondation internationale pour l’unité des peuples orthodoxes» Le prix a été remis le 22 janvier à Vladimir Poutine «pour son activité efficace en faveur de l’unité des peuples orthodoxes», ainsi que le rapporte l’agence de presse russe Rian.
Au Vatican cependant, on juge positif l’envoi par les deux patriarcats de représentants pour la journée de prière du 24 janvier à Assise. Le patriarcat de Serbie envoie le métropolite Jovan, représentant de son Eglise en Italie.
Présence orthodoxe à Assise
Par ailleurs la salle de presse du Saint-Siège a publié le 22 janvier un rectificatif à la liste des participants à la journée d’Assise. En ce qui concerne le patriarcat de Moscou, en plus de Mgr Innokentij, évêque de Korsun pour la France, viendront Mgr Pitirim, métropolite de Volokolamsk et Jurjev et Mgr Hilarion, évêque de Kerchen. Ce dernier qui a fait partie du bureau du métropolite Kirill de Smolensk, chef du département des Relations extérieures de l’Eglise orthodoxe russe vient d’être ordonné évêque et s’apprête à partir pour l’Angleterre comme représentant du patriarcat.
De source diplomatique, on affirme par ailleurs que le Saint-Siège espère encore que l’Eglise orthodoxe de Grèce puisse envoyer un représentant. L’Eglise orthodoxe de Biélorussie, pour sa part, n’aurait pas donné de réponse au 22 janvier. On affirme qu’en ce moment, en Biélorussie, l’Eglise orthodoxe locale est relativement critique vis à vis du patriarcat de Moscou et que, tout comme le gouvernement, elle ne serait pas opposée à une visite de Jean Paul II sur leur territoire. Le pape pourrait faire une étape en Biélorussie avant ou après un séjour en Pologne, lui aussi encore hypothétique. (apic/imed/bb)
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