Encadré
Le combat de Frei Betto est celui d’une utopie humaniste: « Peut-il en être autrement pour un chrétien? S’agit-il d’une utopie socialiste? Pas nécessairement, parce que pour moi, le problème n’est pas d’abord le socialisme, mais une humanité de justice. Les « ismes » m’importent peu. Pourvu que nous cherchions une société qui dépasse la compétition à tout prix, l’idolâtrie du marché, une société qui crée des espaces de justice, de participation, de communion. Certes, je lutte toujours pour le socialisme, mais pas à l’intérieur des modèles existants. Le mot-clé du néolibéralisme triomphant est aujourd’hui « privatisation ». Cela ne concerne pas seulement les entreprises, mais touche les valeurs les plus profondes. C’est l’expression d’un vaste mouvement culturel et philosophique: on privatise les valeurs, la solidarité se réduit. A la limite, les gens ne vivent plus dans la réalité, ils vivent « virtuellement. » A travers l’ordinateur et les réseaux télématiques mondiaux, une personne peut avoir un ami « virtuel » à Tokyo sans connaître par ailleurs son propre voisin… Il faut reconstruire la communauté. » (apic/be)
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