France: Autant de bébés, presqu’autant de mariages et moins d’enterrements en 2001
Paris, 7 février 2002 (APIC) L’année 2001 a vu autant de naissances, presqu’autant de mariages et moins d’enterrements que l’an 2000, révèle mercredi le bilan démographique que publie chaque année l’INSEE à cette époque, au vu des statistiques de l’état-civil et de son enquête « Villes ». France: Autant de bébés, presqu’autant de mariages et moins d’enterrements en 2001. On en compte un pour trois mariages.
En métropole, 774’800 bébés ont vu le jour, soit autant qu’en 2000 qui en avait compté 4 % de plus qu’en 1999, alors même que 2001 comportait un jour de moins que 2000, souligne l’INSEE. Une telle natalité deux années consécutives n’avait plus été observée depuis 20 ans, note l’institut.
L’indice de fécondité progresse à 1,90 enfant par femme en 2001, contre 1,88 en 2000 et 1,73 il y a cinq ans. L’âge moyen à la maternité reste stable à 29,4 ans. Pour la seconde année consécutive aussi, le nombre des mariages dépasse les 300’000, avec 303’500 cérémonies – contrairement à la Suisse, qui a vu une nette diminution pour la même période -, confirmant la forte augmentation de 2000 (305’000, soit plus de 5 pour 1’000 habitants), malgré l’apparition du PACS (Pacte civil de solidarité).
Actuellement 8 PACS sont célébrés pour 100 mariages. Cependant on se marie de plus en plus tard, et généralement après avoir vécu en couple: en moyenne, la mariée a 28 ans et le marié 30 ans, lors de leurs premières noces (contre 23 et 25 ans vingt ans plus tôt). Près de trois mariages sur dix légitiment des enfants, d’où un nombre croissant d’enfants naissant hors mariage, 43 % du total des naissances et 55% sont les premiers enfants d’un couple.
Par ailleurs 8 % des nouveaux mariés sont étrangers alors que 6 % de la population est de nationalité étrangère, avec environ 30’000 mariages mixtes et 6’000 entre étrangers par an. Le nombre des divorces est stable depuis quinze ans, autour de 110’000 par an, la 5e année de mariage étant celle de tous les dangers. Ensuite ils diminuent régulièrement.
Espérance de vie en progression
Néanmoins les ruptures après 30 ans de mariage sont trois fois plus nombreuses en 1999 que vingt ans plus tôt, et les remariages en hausse constante : 17 % des mariés et 16 % des épousées sont des divorcés. Enfin il y a eu 528’000 décès en métropole, soit 8’000 de moins (- 2 %) qu’en 2000, une baisse concentrée sur les mois de janvier et février, que l’on peut imputer à une épidémie de grippe moins cruelle pour les personnes fragiles durant l’hiver 2000-2001, selon l’Inserm (Institut national de la recherche médicale).
L’espérance de vie progresse donc de 3,5 mois en 2001 : 75,5 ans pour les hommes et 83 pour les femmes, avec des gains identiques pour les deux sexes, des scores toujours en tête de l’Union européenne (74,9 et 81,2 en moyenne). En revanche avec 4,5 décès de bébés de moins d’un an pour mille naissances vivantes, la France se situe dans le dernier tiers des pays européens pour la mortalité infantile.
Naissances moins décès représentent un « excédent » « naturel » de 246’800 personnes. Comme le solde migratoire net (entrées et sorties du territoire) est également excédentaire d’environ 60’000 personnes, l’Hexagone a donc 300’000 habitants de plus en 2002. Au 1er janvier 2002, la métropole comptait 59,4 millions d’habitants, et les départements d’outre-mer 1,7 million, soit un total de 61,1 millions de résidents, ce qui place la France au deuxième rang des Quinze avec 16 % de la population de l’UE, derrière l’Allemagne (82,4 millions), et juste devant le Royaume-Uni (60,1 millions). (apic/ag/pr)
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