Toronto: Lancement officiel du compte-à-rebours pour les prochaines JMJ: Toronto j-175
Toronto/Rome, 8 février 2002 (APIC) La sécurité est le principal souci des organisateurs de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse, qui se déroulera à Toronto du 23 au 28 juillet 2002. Lors d’une conférence de presse à l’ambassade du Canada auprès du Saint-Siège à Rome, le 8 février, le déroulement et l’organisation de ces 17èmes JMJ ont été présentés pour la première fois aux journalistes. Les événements du 11 septembre marqueront de manière évidente cette rencontre à laquelle sont attendus près de 500’000 jeunes.
«La sécurité est un de nos principaux soucis après les événements du 11 septembre», a affirmé le père Thomas Rosica, chargé de l’organisation pour le diocèse de Toronto. Les «plus hautes autorités» de la sécurité canadienne sont d’ailleurs venues à Rome ces jours-ci afin de rencontrer les responsables de la police italienne et de la garde suisse. «Alors que la campagne militaire contre le terrorisme devrait continuer encore cet été, ce rassemblement de jeunes sera une coalition en faveur de la paix», a- t-il ajouté, assurant «que toutes les mesures ont été prises pour qu’une atmosphère de paix soit garantie».
«Tout le monde est prêt au Canada à recevoir les jeunes», a par ailleurs déclaré le père Rosica, alors qu’il y a quelques mois, le Saint-Siège s’inquiétait du faible écho donné par les jeunes Canadiens en réponse à l’invitation du pape. Plus de 110’000 inscriptions ont été envoyées au 7 février 2002, parmi lesquelles près de, 33’000 Nord-Américains (dont 10’000 Canadiens) et 8’000 Français. La France se situe en quatrième position après l’Italie – 9’500 inscriptions -, suivie de près par l’Allemagne. 122 pays seront ainsi représentés, parmi lesquels l’Afghanistan – une inscription pour le moment -, l’Algérie – le premier pays inscrit – ou encore le Soudan. C’est par ailleurs la première fois dans l’histoire des JMJ, qu’autant de jeunes sont inscrits à cette date. Au total, près de 500’000 personnes sont attendues.
Toronto, une ville qui représente les défis des jeunes
«Rien ne prédestinait la ville de Toronto à accueillir le pape pour cette rencontre», a affirmé pour sa part le cardinal James Francis Stafford, président du Conseil pontifical pour les laïcs. C’est de ce bureau qu’est partie l’initiative des Journées mondiales de la jeunesse, en 1984. Pour le cardinal américain, «si Jean Paul II a choisi cette ville nouvelle, c’est parce qu’elle présente elle-même les nombreux défis que doivent affronter les jeunes en ce nouveau siècle». Ces défis sont au nombre de cinq, a-t-il expliqué, citant «la possibilité de vivre dans la paix», «la mondialisation de l’économie», «la liberté», «la bioéthique» et «les relations hommes- femmes». Chacun de ces thèmes fera l’objet de catéchèses durant les JMJ.
Interrogé sur la différence de cette prochaine rencontre avec les précédentes Journées mondiales de la jeunesse, le cardinal Stafford a en outre souligné le fait que «Jean Paul II, après s’être tourné vers l’Est au moment de la chute du mur de Berlin, fait route vers l’ouest depuis la rencontre de Denvers en 1993». Le pape avait lui-même qualifié ce nouveau tournant de «révolutionnaire».
«Toronto marquera la deuxième grande étape dans cette nouvelle direction prise par Jean Paul II», a ajouté le prélat. «Le Canada symbolise en effet le dialogue entre ethnies, religions et cultures différentes, du fait de sa composition», a expliqué l’ambassadeur canadien auprès du Saint-Siège, Wilfrid-Guy Licari – alors que l’Etat du Vatican était représenté lors de la conférence de presse par le porte-parole du pape, Joaquin Navarro-Valls -. «C’est aussi le pays qui fait partie du plus grand nombre d’organisations internationales au monde». «Ces JMJ voudront montrer la vérité aux jeunes en pleine recherche d’eux-mêmes et de leur avenir», a-t- il précisé.
En marge de la conférence de presse, Joaquin Navarro-Valls a par ailleurs affirmé que la possibilité d’un voyage de Jean Paul II à New York à la suite des JMJ «n’a pas encore été prise en considération». Même si une étape au Mexique pour la canonisation de Juan Diego – le voyant de la Vierge de Guadaloupe – semble sûre, celle sur les restes des tours jumelles à New York reste dans l’expectative. (apic/imed/bb)
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