Définir le « profil » souhaité du successeur du cardinal Martini
Milan, 21 février 2002 (APIC) Le diocèse de Milan veut avoir son mot à dire dans le choix de son nouvel évêque. Laïcs et prêtres se réuniront en mars pour définir le « profil » souhaité du successeur de l’archevêque actuel, le cardinal Martini, démissionnaire à l’âge de 75 ans.
Quelques jours après le 75e anniversaire du cardinal Carlo Maria Martini, ses prêtres et ses laïcs expriment le désir de pouvoir faire part à Jean Paul II du « profil » requis par le successeur de l’archevêque de Milan. L’actuel archevêque a donné son accord à une telle démarche, et aux deux sessions fixées pour en débattre dans la première moitié du mois de mars, ont confirmé à l’APIC des responsables de ce diocèse.
Même si le 7 décembre 374 le gouverneur Ambroise a été élu évêque de Milan sur le simple cri d’un enfant lançant « Ambroise évêque! » – celui-là même qui deviendra par ailleurs le saint patron de la ville -, c’est la première fois que les fidèles demandent à intervenir sur le choix de leur évêque sous cette forme.
Les 4-5 et 16-17 mars prochains, le conseil presbytéral diocésain – composé de prêtres – ainsi que le conseil pastoral – composé de laïcs -, se réuniront « pour tenter de définir la figure du successeur du cardinal Martini ». Ce dernier a « accepté » l’initiative, indique-t-on du côté du diocèse.
Le quotidien italien « Corriere della Sera » du 21 février précise de son côté que le prélat a même « encouragé » ces réunions, « à condition qu’elles se fassent en accord avec la Congrégation pour les évêques à Rome ». L’actuel archevêque de Milan, qui attend la décision de Jean Paul II suite à sa demande de départ en retraite – le pape pourrait en théorie le maintenir à son poste encore quelques années – a toutefois souligné qu’il ne participera pas aux réunions.
Spéculations
Depuis plusieurs mois déjà, des rumeurs circulaient à Rome au sujet de la succession du cardinal Martini à la tête du plus grand diocèse d’Europe. Des noms comme ceux du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Gênes, du cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques – et à ce titre, chargé de la nomination des évêques – ou encore de Mgr Renato Corti, ancien vicaire du cardinal Martini, ont été avancés.
Au cours du synode des évêques du mois d’octobre dernier, le cardinal Martini était lui-même intervenu sur le thème du choix de l’évêque. « La réflexion sur l’évêque comme instrument de communion dans l’Eglise locale et comme celui qui la représente et l’interprète, porte à se demander comment l’Eglise locale pourrait elle aussi se reconnaître comme expression de son évêque. Et cela, à partir des procédures utilisées pour la recherche de candidats adaptés », avait-il déclaré. (apic/imed/pr)
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