La politique de paix, une discipline reconnue par la Confédération

Suisse: La Fondation suisse pour la paix a triplé son budget en 4 ans

Berne, 1er mars 2002 (APIC) La Fondation suisse pour la paix (« swiss peace ») a vu son budget et le nombre de ses collaborateurs tripler depuis 1998. Elle a pu étendre ses activités en reprenant notamment un service d’ »Analyse précoce des tensions et établissement des faits », et en créant un « Centre pour la promotion de la paix » et un forum pour la société civile afghane. Avec l’aide financière de la Confédération.

« Pendant la guerre froide, face à la menace de l’arme nucléaire, on se préoccupait davantage de sécurité. La notion de ’paix’ avait une connotation idéologique négative », souligne la Fondation suisse pour la paix, qui a fait le point sur ses activités mercredi devant la presse. « Au cours de la dernière décennie, les choses ont changé: le terme de ’paix’ a fait son entrée dans le quotidien pratique et scientifique. La politique de paix, la recherche sur la paix ne sont plus des phénomènes marginaux mais des domaines et disciplines reconnus dans l’administration et dans la science ».

Le directeur de la fondation, Laurent Goetschel, n’hésite pas à qualifier la promotion active de la paix de « politiquement correcte ». La Confédération suisse n’est pas en reste dans cette volonté de prévenir les conflits. Grâce à son aide financière, « swiss peace » engage maintenant 25 collaborateurs, soit près de trois fois plus qu’en 1998, et se lance dans de nouvelles activités. La Fondation compte actuellement quatre programmes visant essentiellement à prévenir les conflits, ainsi qu’un projet de reconstruction de la société civile en Afghanistan, en partenariat avec d’autres institutions et organisations.

Auprès des milieux politiques, économiques et administratifs

Dans le domaine de la prévention, la Fondation suisse pour la paix vise les milieux politiques, économiques et administratifs à travers son service « Analyse précoce des tensions et établissement des faits » (FAST), créé en 1998 par la Direction du développement et de la coopération, un organe de la Confédération. Elle cherche également à sensibiliser la population suisse par des actions (conférences, interventions, conseils, .) réunies dans son projet « Centre pour la promotion de la paix » (KOFF). Cette activité est également soutenue directement par la Confédération, par le biais du Département fédéral des affaires étrangères.

Les autres services de la fondation ont pour nom « Swiss Integration and Foreign Policy » (SIFOP), qui rédige notamment des rapports scientifiques et des études sur la politique extérieure et d’intégration de la Suisse, et « Pôle de recherche national Nord-Sud ». Ce dernier appartient à un consortium de partenaires et comporte huit projets partiels réalisés dans neuf régions du monde. « Swiss peace » est chargé de diriger dans ce cadre le projet « Changement de l’environnement et transformation des conflits » et d’en coordonner toutes les activités dans la Corne de l’Afrique.

L’extension de la Fondation suisse pour la paix a nécessité le déménagement de ses bureaux, qui sont récemment passés de la très symbolique « Gerechtigkeitstrasse » (Rue de la Justice) à la « Sonnbergstrasse », de l’autre côté de l’Aar à Berne. (apic/com/wm/bb)

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