Venezuela: Le gouvernement et le HCR craignent un afflux de réfugiés colombiens
Caracas, 1er mars 2002 (APIC) Une délégation du Haut Commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR) se trouve ces jours-ci au Venezuela pour mettre au point avec le gouvernement de Caracas un nouveau plan d’urgence face à un éventuel afflux de réfugiés colombiens.
On craint en effet que le nombre de personnes voulant fuir l’escalade de violence successive à la récente rupture du processus de paix entre le gouvernement de Bogotá et les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) n’augmente.
Le délégué du HCR au Venezuela, Johan Molander, a analysé le scénario actuel avec le ministre des Affaires étrangères de Caracas, Arévalo Méndez Romero. Molander s’est dit satisfait de l’existence au Venezuela d’une normative régulant l’assistance aux réfugiés (la ’Ley organica sobre refugiados y asilados’).
A partir de cette base juridique, a poursuivi Molander, il faudra élaborer des plans d’urgence en cas d’arrivée massive de civils. « Normalement, la frontière la plus à risque est celle de l’Equateur – a conclu Molander – mais il faut se préparer à une éventuelle aggravation de la situation humanitaire colombienne susceptible de toucher également le Venezuela ».
Ouganda: Les Jésuites sont invités à travailler dans un camp de réfugiés
Difficiles conditions pour la population concentrée à Acholiland.
Kampala, 1er mars 2002 (APIC) Le service d’assistance des jésuites aux réfugiés en Ouganda a été invité à travailler dans les camps de réfugiés d’Acholiland, indique le « Jesuit Refugee Service » (JRS). Un rapport met en évidence les conditions graves de la population concentrée à Acholiland.
La majorité de la population d’Acholiland (Ouganda du nord) est arrivée dans ces camps au cours des cinq dernières années. Ces camps accueillent aujourd’hui plus de 460’000 personnes, soit la moitié de la population totale de la région.
Le déplacement gigantesque a commencé en 1996, l’année durant laquelle la guérilla du « Lord Resistence Army » (LRA) a entrepris une campagne de terreur, entraînant l’assassinat de civils et l’enlèvement d’enfants.
Un rapport recommande cependant de démanteler ces camps et qu’il soit permis aux déplacés de rentrer chez eux. (apic/vd/pr)
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