Etats-Unis: Leaders religieux opposés à la politique du président Bush sur l’environnement
New York, 5 mars (APIC) Non au développement de l’énergie nucléaire et à l’exploitation de l’Arctique. C’est par cet appel que plus de 1’200 responsables chrétiens et juifs ont dénoncé la politique de l’administration Bush en matière d’environnement et signé une déclaration dénonçant la nouvelle proposition du gouvernement des Etats-Unis sur le réchauffement de la planète.
Dans un communiqué envoyé à tous les membres du Sénat, lequel doit examiner la proposition faite par le président Bush le 15 février, 1’200 responsables religieux disent au Congrès que « la préservation de l’énergie est nécessaire pour la sécurité intérieure, la protection de l’environnement et la justice ». Robert Edgar, du Conseil national des Eglises, souligne que « Le projet du président nous verrait exploiter l’Arctique, augmenter l’énergie nucléaire, financer des compagnies polluantes. Or, il existe des stratégies plus sures et plus durables. »
Le projet de George Bush rejette le protocole de Kyoto de 1997. Celui-ci définit des normes internationales en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui, d’après les scientifiques, entraînent le réchauffement de la planète. George Bush a exprimé son scepticisme concernant les conclusions scientifiques et a rejeté ces normes internationales qui présentent selon lui un risque pour l’économie des Etats-Unis.
Les spécialistes de l’environnement reprochent aux propositions de George Bush visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’être inadéquates et de se baser sur des critères volontaires et non obligatoires pour réduire la pollution. Par ailleurs ils déplorent que le président n’ait pas mis l’accent sur la préservation des combustibles.
Pour des mesures responsables et économiques
Dans leur déclaration, les responsables religieux reprennent ces préoccupations. « La préservation et la diminution de notre dépendance à l’égard du pétrole et autres combustibles fossiles peuvent être réalisées de façon responsable et bénéfique sur le plan économique ». Ils réclament une meilleure économie en matière de combustibles pour les voitures particulières et recommandent la fabrication de véhicules utilisant des technologies « propres ». Ils demandent aussi que soit augmenté le financement des transports interurbains et collectifs.
Parmi les signataires de la déclaration figurent Robert Edgar, secrétaire général du Conseil national des Eglises (la plus grande organisation ?cuménique des Etats-Unis), des responsables des Eglises luthériennes, épiscopales, orthodoxes, des représentants de l’Eglise catholique romaine, d’organisations juives et de plusieurs Eglises afro-américaines. (apic/eni/sh)
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