Rome: Près de 1200 pèlerins polonais ont rencontré Jean-Paul II au Vatican
Rome, 10 mars 2002 (APIC) Jean Paul II n’a pas fait allusion à un éventuel voyage en Pologne en recevant, le 9 mars, quelques 1000 fidèles polonais, une centaine de prêtres et 27 évêques. La délégation, guidée par le cardinal Jozef Glemp, archevêque de Varsovie et primat de Pologne, est venue en pèlerinage à Rome pour le dixième anniversaire de la réorganisation des diocèses polonais.
Soutenu par son secrétaire particulier, Mgr Stanislas Dziwisz, et appuyé sur sa canne, Jean Paul II a effectué quelques mètres à pied pour rejoindre son fauteuil dans la salle Paul VI. Il a été accueilli par les applaudissements des fidèles polonais qui craignaient que cette audience soit annulée, comme l’avait été celle du 6 mars, en raison de ses douleurs au genou droit.
Le pape a lu un long discours dans lequel il a exhorté les évêques polonais, les prêtres et les fidèles à être toujours plus proches les uns des autres, à «donner le témoignage de leur vie, avec élan et sollicitude». Jean Paul II a insisté sur le fait que la réorganisation des diocèses, le 25 mars 1992, a eu pour objectif de «relancer la mission», a rendu «plus efficace l’action des évêques» et «plus active la collaboration avec les communautés de vie consacrée».
Auparavant, le cardinal Glemp a adressé un hommage à Jean Paul II. Dans aucune des deux allocutions n’a été placée une allusion à un éventuel voyage du pape en Pologne. C’est le président polonais Aleksander Kwasniewski, venu au Vatican le 28 février, qui avait affirmé, après avoir rencontré le pape, que ce dernier viendrait en Pologne dans la deuxième quinzaine d’août.
Rencontre avec une délégation iranienne
Avant cette rencontre, dans un petit bureau situé derrière la salle Paul VI, Jean Paul II a reçu pour une audience privée de 15 minutes le président du parlement iranien, l’Ayatollah Mehdi Karrubi. A la fin de l’entretien – aucun communiqué officiel n’en a délivré la teneur -, une quinzaine de personnalités iraniennes sont venues saluer le pape et lui offrir un tapis iranien. Parmi eux se trouvait le représentant au parlement de la minorité chrétienne reconnue depuis 1997, date à laquelle l’Ayatollah Mohammad Khatami a été porté à la présidence. Malgré cette reconnaissance, l’émigration des chrétiens – en majorité des hommes, jeunes et diplômés – n’a cessé de croître. Aujourd’hui, les chrétiens représenteraient moins de 0,5% des quelque 67 millions d’habitants.
Cette visite intervient tout juste un an après la visite en Iran de Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire du Saint-Siège pour les rapports avec les Etats. Il avait notamment rencontré le président Mohammad Khatami. C’était la première fois depuis l’établissement des rapports diplomatiques avec l’Iran, en 1953, qu’un membre de la secrétairerie d’Etat se rendait à Téhéran. De son côté, Khatami avait été le premier président de la République islamique d’Iran à rendre visite au pape, en mars 1999.
Présent à Rome pour trois jours, les 7, 8 et 9 mars, le président du parlement est venu rencontrer les autorités politiques italiennes alors même que son pays fait partie de «l’axe du mal», désigné par le président des Etats-Unis. (apic/imed/bb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/rome-pres-de-1200-pelerins-polonais-ont-rencontre-jean-paul-ii-au-vatican/