Rome: Fin de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture
Rome, 17 mars 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a reçu le 16 mars au Vatican les membres du Conseil pontifical pour la culture, réunis en assemblée plénière du 14 au 16 mars. Dans son discours, il a lancé un appel aux chrétiens et aux parents en particulier pour affronter ce qui sera, selon lui, le principal défi des prochaines années, une fracture entre la foi et la culture. La transmission du message chrétien étant « ardue » et risquant ainsi de ne pas se faire aux générations futures.
« La transmission du message évangélique dans le monde d’aujourd’hui est particulièrement ardue, notamment parce que nos contemporains sont immergés dans des milieux culturels souvent étrangers à toute dimension spirituelle », a déclaré Jean Paul II. Ainsi, a-t-il ajouté, « il faut noter, plus sans doute que dans toute autre période de l’histoire, une rupture dans le processus de transmission des valeurs morales et religieuses entre les générations ».
Pour Jean-Paul II, cette situation doit conduire les chrétiens « à rejoindre les hommes là où ils sont, avec les préoccupations et les interrogations qui sont les leurs, pour leur permettre de découvrir les repères moraux et spirituels nécessaires ».
Parmi les plus fortes « pierres d’achoppement » actuelles citées ensuite par le pape, les difficultés rencontrées par les familles et par l’institution scolaire. Parlant de « défi » pour toutes les communautés ecclésiales, Jean Paul II a alors souligné « l’urgence » que tous les protagonistes des systèmes éducatifs « s’attachent à une étude anthropologique sérieuse, pour rendre compte de ce qu’est l’homme et de ce qui le fait vivre ».
Une autre « difficulté » considérée par le pape est le phénomène de la mondialisation, même s’il constitue en même temps une « chance ». Jean Paul II a en particulier déploré que ce phénomène « tende à niveler les identités spécifiques des différentes communautés et à les réduire parfois à de simples souvenirs folkloriques d’antiques traditions ». C’est pourquoi il a invité les gouvernements « à tout mettre en oeuvre », notamment « pour faire en sorte que soit respecté ce qui est propre aux individus et aux cultures ».
Collaboration
Parmi les questions soulevées par cette mondialisation et qui nécessitent une collaboration entre la foi et la culture, Jean Paul II a alors cité la bioéthique, l’utilisation des ressources de la planète et les déterminations en matière économique et politique. « L’Eglise ne cherche aucunement à se substituer à ceux qui sont chargés de conduire les affaires publiques, a-t-il précisé en conclusion, mais elle souhaite avoir sa place dans les débats, pour éclairer les consciences à la lumière du sens de l’homme, inscrit dans sa nature même ».
Tous les cardinaux, évêques et intellectuels membres du Conseil pontifical pour la culture – qui fête cette année les 20 ans de sa fondation – étaient présents au cours des deux jours de travaux. Au centre des débats, ils ont étudié le thème « Transmettre la foi dans le coeur des cultures », se basant sur la dernière lettre apostolique de Jean Paul II, « Novo millenio ineunte ». (apic/imed/pr)
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