Rome: Télégramme de Jean Paul II suite à l’assassinat de l’archevêque de Cali
Rome, 18 mars 2002 (APIC) Le pape Jean Paul II a été « profondément peiné » suite au tragique attentat dont a été victime, le 17 mars, l’archevêque colombien de Cali, Mgr Isaias Duarte Cancino.
Dans un télégramme adressé au président de la Conférence épiscopale colombienne, Mgr Alberto Giraldo Jaramillo, publié le 18 mars, le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d’Etat du saint-Siège a manifesté au nom du pape, « sa ferme réprobation de toute atteinte à la vie et à la dignité des personnes » et a engagé les autorités et le peuple colombien « à entreprendre avec décision le chemin qui conduit à la paix authentique ».
Le cardinal Sodano fait part de la tristesse ressentie par Jean Paul II, et relève que ce dernier est « très uni à la douleur du peuple de Colombie », le Secrétaire d’Etat rappelle « la figure de pasteur de l’archevêque, généreux et courageux, fermement engagé au service de Dieu, de l’Eglise et de ses frères, très préoccupé de favoriser la paix et la justice pour son peuple ». Un peuple, précise le cardinal, « éprouvé depuis de longues années par un conflit qui pèse toujours sur les Colombiens et qui est source de tant de morts, de prises d’otages et de tout autre type de souffrances ».
Au nom de Jean-Paul II, le cardinal Sodano a ensuite souligné « sa ferme réprobation de toute atteinte à la vie et à la dignité des personnes » et a demandé à Dieu d’aider « les autorités et le peuple colombien » à « entreprendre avec décision le chemin qui conduit à la paix authentique, fruit de la justice, du dialogue et du respect des droits fondamentaux de chaque être humain ».
Pour sa part, Mgr Alberto Giraldo Jaramillo a publié un message de tristesse et de paix – le jour même de l’assassinat – destiné aux Colombiens. « Ceux qui ont réalisé cet acte, a-t-il affirmé, semblent avoir pour objectif de créer la confusion afin que règne le chaos ». Appelant les Colombiens « tous, sans exception », à « l’espérance, à la solidarité et à rechercher l’unité », Mgr Alberto Giraldo Jaramillo a cependant souligné que « la clarté, la sincérité et la vaillance de Mgr Duarte devaient être bien incommodes pour quelques uns ». (apic/imed/pr)
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