Genève: José Ramos Horta défend le Timor oriental devant l’ONU
Genève, 21 mars 2002 (APIC), José Ramos Horta, actuel ministre des Affaires étrangères du deuxième gouvernement transitoire du Timor oriental, s’inquiète de voir l’Union européenne réduire de moitié son engagement financier en matière de soutien à son pays. Pour José Ramos Horta, qui était l’hôte mercredi à Genève de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, cette attitude ne pourra qu’affecter sérieusement les efforts qui sont déployés en faveur de l’éradication de la pauvreté et du développement.
Ramos Horta, figure de la résistance de 24 ans de lutte et de négociations internationales contre l’occupation indonésienne en Timor. Il a partagé le Prix Nobel de la paix en 1996 avec l’évêque catholique Carlos Belo.
Dans son discours, il a mis l’accent sur la nécessité de consolider ce qui a été fait dans son pays ces deux dernières années depuis que les Nations Unies ont établi une administration transitoire au Timor Oriental (ATNUTO): la sécurité et la confiance du peuple ont été restaurées, les activités des bandes armées neutralisées, les relations avec l’Indonésie stabilisées. «Cette stabilité se reflète dans les progrès spectaculaires réalisés dans la reconstruction matérielle du pays, mais aussi dans une réduction de la criminalité, exception faite des violences domestiques, contre lesquelles une campagne d’éducation a été lancée».
Démocratisation du pays
Le ministre Ramos Horta a également souligné les efforts accomplis en matière de démocratisation de la vie publique et la forte participation des femmes dans le gouvernement». Deux commissions judiciaires spécialisées sont actuellement à l’ouvre pour que justice soit faite dans le cadre des atrocités commises à l’époque. Plusieurs inculpations pour crimes contre l’humanité ont déjà été opérées.
Le ministre a enfin exhorté les pays du Nord à respecter leurs engagements dans l’aide apportée au pays.
Retour de réfugiés
Aujourd’hui, a encore indiqué José Ramos Horta, les Timorais qui retournent au pays est en nette augmentation depuis le commencement du mois de mars. Selon le Haut Commissariat pour les Réfugiés (UNHCR) le nombre arrive à 2000 personnes. Sur les 7’000 réfugiés qui restent encore, Ramos Horta, a déclaré que dans le pays tout est préparé pour les accueillir. Il a, tout de même commenté qu’au-delà de juin, les réfugiés devront choisir entre retourner au pays ou être des citoyens indonésiens. (apic/iac/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/geneve-jose-ramos-horta-defend-le-timor-oriental-devant-l-onu/