«Le courage de se demander pardon»
Rome, 24 mars 2002 (APIC) Des représentants du Saint-Siège, de hauts responsables juifs et musulmans d’Europe et du Moyen-Orient, des acteurs du monde du spectacle et de l’enseignement, ont lancé un nouvel appel pour la paix en Terre Sainte intitulé «le courage de se demander pardon».
Pour le cardinal Roger Etchegaray, signataire de l’appel signé par quelque 80 personnes et ancien président du Conseil pontifical «Justice et Paix», cet appel de nature spirituelle, centré sur la demande de pardon «entre tout à fait dans l’esprit de la Semaine Sainte».
Le cardinal Etchegaray, dans une interview à la correspondante de l’APIC à Rome, a souligné l’importance de cette nouvelle initiative, proposée par des catholiques, et à laquelle ont pris part des personnalités comme le musulman Sarih Nusseibeh, président de l’Université Al Quds de Jérusalem, le grand mufti de Jérusalem, le Cheikh Ikrima Sabri, le grand rabbin français René Samuel Sirat.
Du côté catholique, on remarque la présence du cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et de la Commission pontificale pour les rapports religieux avec le judaïsme, le cardinal Achille Silvestrini, ancien préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, l’ancien secrétaire particulier de Jean XXIII, Mgr Loris F. Capovilla ou encore le professeur Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio. Dans le monde du spectacle, on note la présence du réalisateur italien Roberto Benigni et de sa femme, Nicoletta Braschi.
La voie de la violence est sans issue
«Il est évident, peut-on lire dans ce nouvel appel, que les tentatives pour résoudre la situation avec la violence ou par la voie militaire sont condamnées à échouer». Pour les signataires, il est donc nécessaire de trouver une autre voie «faible et désarmée», celle de «la trêve et de la rémission des fautes, la voie du pardon».
«Un pardon, poursuit l’appel, qui peut être osé et demandé simplement demandé par les peuples impliqués, avant même que par les gouvernants et les responsables internationaux». Le voie du pardon, est-il écrit en conclusion, est «l’unique voie qui, reconnaissant les blessures de ceux qui souffrent, peut ouvrir les portes à une solution politique partagée». (apic/imedia/be)
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