Brésil: Amnesty dénonce les conditions d’incarcération dans les postes de police
Londres, le 25 mars 2002 (APIC) Amnesty International (AI) dénonce les conditions de détentions inhumaines dans les postes de police du Brésil, notamment à Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais (Sudest). Une délégation de l’organisation rend compte d’une surpopulation carcérale pouvant atteindre 1’000%, de corruption du personnel et surtout d’actes de torture ancré dans les habitudes. Amnesty appelle les autorités brésiliennes à mettre immédiatement fin à ces méthodes.
Lors de sa visite en octobre 2001 dans deux postes de police de Belo Horizonte, la délégation d’Amnesty a découvert une surpopulation extrême et des conditions de détention sordides. Elle a également constaté une absence de surveillance médicale et réuni des preuves de la corruption des gardiens, qui soutirent de l’argent à des détenus désespérés en échange de produits de première nécessité, notamment de la nourriture et des médicaments.
Plus inquiétant: les détenus ont informé les délégués d’Amnesty de l’existence de torture et de cachots d’isolation. D’après des informations recueillies, la pratique de la torture existe dans certains cas depuis trente ans.
AI dénonce l’immobilisme chronique dont font preuve les autorités brésiliennes pour enquêter sur les nombreux cas de torture et de mauvais traitements signalés dans les prisons et les postes de police. L’organisation déplore l’impunité des coupables, mais aussi l’attitude laxiste du gouvernement ainsi que son silence sur les exactions, qui favorisent les atteintes aux droits de l’homme.
En novembre 2001, pour faire face à l’opinion publique internationale, le gouvernement brésilien a lancé une campagne de lutte contre la torture dans l’ensemble du pays, mais elle n’a eu que très peu ou pas de répercussions sur la vie des milliers de détenus, constate AI. (apic/com/sh)
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