Suivre le chemin emprunté par Jésus

Italie: Les religieuses devraient davantage sortir des couvents

Rome, 9 avril 2002 (APIC) Le moment est venu pour les 90’000 religieuses italiennes de sortir des couvents et de suivre « le chemin emprunté par les autres ». C’est ce que pensent les supérieures majeures d’Italie. Fréquenter « les routes du monde » leur apparaît être le meilleur moyen de formation.

« Sur les routes du monde. La voie des disciples » était le thème de la 49e Assemblée nationale de l’Union des supérieures majeures d’Italie (USMI), tenue à Rome du 3 au 6 avril. Le congrès a souligné que la route était le lieu où Jésus rencontre ses disciples et qu’elle constitue le lieu privilégié pour se former véritablement.

Le congrès a dégagé une nouvelle vision de la formation. Celle-ci n’est pas considérée comme « un moment ou une période, mais comme un mode de vie, qui embrasse toute l’existence d’une personne ou d’un Institut. » « En définitive, c’est chercher à suivre le chemin emprunté par Jésus », déclare s?ur Maria Grazia Bianco. S?ur Pina Del Core, salésienne des Filles de Marie auxiliatrice (FMA) pense que « la rue est le paradigme le plus indiqué pour exprimer la réalité de la formation, sa nature et surtout les modalités suivant lesquelles on la définit et on devrait la réaliser aujourd’hui ». La rue devient le « symbole de la formation » et le « moyen d’exprimer le dynamisme qui anime nos Instituts », poursuit s?ur Del Core.

Les participantes au congrès ont commémoré la figure d’une religieuse du Ve siècle, appelée Cerasia et citée dans les chroniques d’Eutrope, un prêtre d’Aquitaine. Le mérite de cette religieuse du début du Moyen Age fut d’apprendre la langue et les coutumes des populations barbares, dans le but de les évangéliser. Son parcours est donné en modèle d’activité missionnaire, valable aujourd’hui dans la rue.

Le cardinal Eduardo Martinez Somalo, préfet de la Congrégation pour la vie consacrée, a participé aux travaux le vendredi. Dans l’homélie de la messe, le cardinal Somalo a rappelé que « ce n’est pas une formule magique qui nous sauvera, mais une personne: Jésus-Christ, mort et ressuscité ». Il ajoute que s’occuper de formation signifie suivre le chemin que Jésus a emprunté. (apic/vid/fm)

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