Rome: Six béatifications auront lieu le 14 avril sur la place Saint-Pierre

Le pape aura béatifié 1288 « serviteurs de Dieu » en 23 ans

Rome, 9 avril 2002 (APIC) Jean-Paul II béatifiera six « serviteurs de Dieu », le 14 avril sur la place Saint-Pierre. Parmi eux, quatre Italiens, une religieuse argentine et une autre originaire du Nicaragua. Quatre d’entre eux ont fondé une congrégation ou un institut religieux. Trois font partie de la famille salésienne (St Jean Bosco).

La cérémonie de béatification du 14 avril sera la 132ème présidée par Jean Paul II en 23 ans de pontificat. Avec ces six nouveaux béatifiés, le pape actuel aura béatifié, à cette date, un total de 1288 bienheureux dont 1020 martyrs et 268 confesseurs.

Parmi les futurs bienheureux figure Gaetano Errico (1791-1860), né le 19 octobre 1791 à Naples en l’Italie. Après avoir vécu toute son enfance chez lui, à aider son père dans son entreprise de production de macaronis, il demande à entrer chez les capucins, puis chez les rédemptoristes. Il est âgé de 14 ans et sa demande est refusée, en raison de son âge. Deux ans plus tard, il entre finalement au séminaire diocésain pour être ordonné prêtre en 1815. Trois ans plus tard, saint Alphonse lui apparaît et lui demande de fonder une congrégation religieuse dédiée aux sacrés coeurs de Jésus et de Marie, ainsi que de construire une église en l’honneur de la Vierge des douleurs. Aujourd’hui, l’église Notre-Dame des Douleurs à Secondigliano, dans la région napolitaine, est devenue un important lieu de pèlerinage. La Congrégation des Missionnaires des Sacrés-Coeurs est présente en Italie, en Argentine, aux Etats-Unis, en Inde et en Slovaquie. Gaetano Errico est décédé le 29 octobre 1860.

Centre pour lépreux ayant la vocation religieuse

Luigi Variara (1875-1923) sera l’un des trois futurs bienheureux appartenant à l’Ordre des salésiens. Né à Asti en Italie le 15 janvier 1875, il entre à l’âge de 12 ans dans cet ordre après avoir rencontré Don Bosco. Sept ans plus tard, il part en Colombie travailler dans un centre de lépreux. C’est là qu’il est ordonné prêtre, en 1898. Il fonde alors un institut qui permet d’accepter aussi les lépreux ayant la vocation religieuse, mais doit s’en éloigner quelques années plus tard, faisant l’objet de critiques et de nombreuses incompréhensions. Il meurt à Cucuta en Colombie le 1er février 1923. Son corps repose aujourd’hui dans une autre ville colombienne, à Agua de Dios, où il a fondé l’Institut des filles des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie.

Artemide Zatti (1880-1951) est né le 12 octobre 1880 à Boretto, au nord de l’Italie. Il émigre en Argentine avec sa famille, à l’âge de 17 ans, et entre peu de temps après dans la Congrégation des salésiens. Atteint de la tuberculose après avoir soigné un de ses confrères prêtres, il guérit miraculeusement quelques mois plus tard. Religieux laïc, il se consacre alors aux malades d’un hôpital de Bahia Blanca. Pendant 50 ans, il va étendre son travail au service de toute la ville, visitant les plus pauvres nuit et jour. Il est décédé le 15 mars 1951. L’hôpital où il a travaillé porte aujourd’hui son nom.

Aide aux jeunes filles défavorisées

Maria Romero Meneses (1902-1977), née le 13 janvier 1902 au Nicaragua d’une famille aisée, entra également dans l’Ordre des salésiens. Elle découvre sa vocation à l’âge de 13 ans et entre dans la Congrégation des filles de Marie auxiliatrice 5 ans plus tard. Transférée au Costa Rica, elle se consacre plus particulièrement à l’aide des jeunes des rues. Suite à l’appel du pape retransmis dans « L’Osservatore Romano », le quotidien du Saint-Siège, à se préoccuper des plus pauvres, elle décide de réunir en association un groupe de femmes pour aller à la rencontre des jeunes filles défavorisées. « L’association d’aide aux pauvres » va ainsi notamment permettre de trouver des logements, appelés les « citadelles de Marie auxiliatrice ». Elle est alors surnommée « Don Bosco au féminin », avant de mourir le 7 juillet 1977.

Maria del Transito (1821-1885) – de son vrai nom Maria Cabanillas – est née le 15 août 1821 à Cordoba, en Argentine, d’une famille d’origine espagnole. Après la mort de son père, elle s’occupe de ses frères et soeurs dont quatre se marièrent, un devint prêtre et trois religieuses. Elle donne en même temps des cours de catéchisme et visite les pauvres et les malades. Après la mort de sa mère, elle entre à l’âge de 37 ans dans l’Ordre des franciscains. Elle y fait sa consécration perpétuelle en 1859. C’est dans son couvent qu’elle réfléchit à la fondation d’un institut pour l’éducation des enfants pauvres et abandonnés. Son projet voit le jour le 8 décembre 1878, avec le lancement officiel de la Congrégation des soeurs franciscaines missionnaires de l’Argentine. Maria del Transito meurt le 25 août 1885.

Fondateur des « Frères ouvriers »

Le dernier des futurs bienheureux sera Ludovico Pavoni (1784-1849), né à Brescia, au nord de l’Italie, le 11 septembre 1784. Il s’intéresse rapidement à de nombreux loisirs (peinture, chasse, équitation, mécanique) et semble sensible, en même temps, aux problèmes sociaux de son époque. Ordonné prêtre en 1807, il se consacre à une intense activité catéchétique, fondant rapidement son « Oratoire » pour l’éducation chrétienne des garçons pauvres. En 1812, son évêque le prend pour secrétaire, le laissant continuer à s’occuper de l’Oratoire qui devient célèbre. Six ans plus tard, ce même évêque l’autorise à fonder un institut de bienfaisance, pour les adolescents et les jeunes garçons pauvres et abandonnés. Il porte particulièrement son attention aux sourds. Ludovico Pavoni développe son oeuvre pendant 30 ans, fondant par ailleurs la Congrégation des Fils de Marie Immaculée dont les membres sont alors appelés les « Frères ouvriers ». Il meurt le 1er avril 1849 durant l’insurrection de Brescia par les Autrichiens. (apic/imed/bb)

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