Empêcher l’impunité des crimes commis sous la dictature militaire
Panama, 21 avril 2002 (APIC) La Commission de Vérité panaméenne a officiellement remis à la présidente Mireya Moscoso, au procureur général José Antonio Sossa et aux familles des « desaparecidos » son rapport sur les victimes de la dictature militaire (1968-1989).
Le document a été rédigé à l’issue de 15 mois de travaux, durant lesquels la commission a enquêté sur 110 cas de disparitions forcées et d’assassinats politiques. Dans la plupart de ces cas, des membres de l’armée régulière sont impliqués.
La présidente Moscoso, l’Eglise catholique et les proches des victimes estiment qu’il s’agit d’ »un premier pas historique pour faire la lumière sur les années du régime ». Mgr José Dimas Cedeño Delgado, archevêque de Panama, a fait l’éloge d’un engagement prolixe « afin que justice soit faite pour tous ceux qui ont subi des persécutions, qui sont morts et dont les corps n’ont jamais été trouvés ».
Fouilles et fosses communes
De son côté, le Comité des familles des « desaparecidos » (COFAPEDA) a précisé que le rapport n’est qu’un outil, qui servira cependant à empêcher l’impunité de ces crimes. Le président de la Commission, Alberto Almanza a dit avoir demandé l’institution d’un organisme chargé de suivre l’évolution des enquêtes relatives aux crimes liés à la dictature militaire.
Dans le cadre de ces recherches, plusieurs fouilles ont été réalisées pour trouver des fosses communes dans plusieurs zones du pays et dans la zone de l’ancienne caserne de Los Pumas de Tocumen, à la périphérie de la capitale, Panama. Plusieurs dizaines d’ossements humains ont été découverts. Ils seront à présent soumis à l’examen de l’ADN. (apic/mna/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/panama-la-commission-de-verite-remet-son-rapport-sur-les-disparus/