Encadré
Les médias argentins licencient les journalistes les plus expérimentés, aux salaires les plus élevés. Les 1’400 à 1’500 pesos qu’ils gagnent valaient autant de dollars quand était en vigueur la parité peso-dollar. Aujourd’hui, la valeur d’un tel salaire est réduit à moins d’un tiers. Les jeunes sortis de l’Université sont engagés à leur place pour un salaire de 150 à 200 pesos, au maximum 75 dollars. «Quand on peut engager cinq jeunes journalistes pour le prix d’un rédacteur plus expérimenté, le journal n’hésite pas!», déplore Washington Uranga.
En Argentine, il n’y a plus de salaire minimum depuis la dérégulation du marché du travail, c’est le marché qui dicte ses prix. La capacité de négociation des salariés s’est beaucoup affaiblie avec un taux de chômage qui dépasse largement les 20%. «Dans le secteur public, l’année dernière, les salaires et certaines retraites ont été baissés de 13% pour tous et on ne va pas rattraper la perte.» (apic/be)
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