Après 211 ans d’attente
Varsovie, 2 mai 2002 (APIC) Le chef de l’Etat polonais, ainsi que le cardinal-primat de Pologne, un légat du pape et des représentants d’épiscopats européens ont assisté jeudi à Varsovie à la pose de la première pierre d’un monumental «Temple de la Providence Divine» dont l’édification avait été décidée en 1791. Avec les bâtiments annexes, l’église occupera quelque 6 hectares et sa construction, commencée 211 ans plus tard que prévue, est estimée à plus de 100 millions de zlotys (28 millions d’euros. L’édifice doit être financé grâce aux dons de fidèles
Toutes les cloches des églises de Varsovie ont retenti à midi pour annoncer le début de cette cérémonie qui ouvre le chantier de construction de cette église pour 1’500 personnes située à Wilanow, un quartier chic de Varsovie, en face d’un château du roi Jean III Sobieski datant du XVIIe siècle.
Selon une décision du parlement polonais du XVIII ème siècle, cette église catholique grandiose devait être «un ex-voto» des Polonais pour leur première Constitution démocratique adoptée le 3 mai 1791.
Une première pierre de l’édifice avait alors été posée par le roi de Pologne Stanislas Auguste Poniatowski, mais sa construction fut empêchée peu après par les partages de la Pologne entre la Russie, la Prusse et l’Autriche.
L’idée de construire ce temple a été reprise après 1918 quand la Pologne a recouvré son indépendance, mais encore une fois le projet n’a pu été réalisé à cause de la seconde guerre mondiale et de l’avènement du communisme.
En 1998, le parlement polonais dominé alors par la droite catholique a décidé une nouvelle fois, à l’initiative du cardinal-primat de Pologne Jozef Glemp, de construire à Varsovie le «Temple de la Providence Divine», symbolisant cette fois-ci «la reconnaissance du pays pour la liberté retrouvée en 1989, pour le 20ème anniversaire du pontificat de Jean Paul II, et pour 2000 ans de christianisme».
Prenant la parole à la cérémonie de jeudi, le président Aleksander Kwasniewski, un ancien communiste, s’est félicité de la «concorde nationale des Polonais autour des buts suprêmes, généralement acceptés», tout en saluant «le soutien de l’Eglise de Pologne et de son primat à l’intégration européenne». (apic/ag/pr)
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