Colombie: Le nombre de déplacés en raison des violences est en forte augmentation
Bogota, 8 mai 2002 (APIC) A l’heure où l’on s’interroge sur les raisons, les circonstances et les véritables auteurs du massacre qui a coûté la vie à 108 civils à Bojayá, dans le Choco colombien, le 2 mai, , le nombre de déplacés est en forte augmentation dans certaines régions de Colombie, en raison des violences.
Au moins 13’000 personnes ont été obligées de quitter leurs habitations à cause des combats qui opposent depuis le début de l’année les guérilleros des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) aux paramilitaires d’extrême droite des AUC (Autodéfenses Unies) dans non moins de trois départements du pays.
Les régions dans lesquelles la violence a poussé les civils à quitter leurs maisons sont en premier lieu celles d’Antioquia, de Caquetá et de Putumayo (principale zone de plantations de coca colombienne). Il s’agit essentiellement de familles de paysans et d’ouvriers, contraints à chercher l’hospitalité dans une quarantaine de localités du département de Nariño.
C’est justement du Nariño que le gouverneur Parmenio Cuéllar a lancé l’alarme. «Nous n’avons pas de moyens économiques suffisants pour assister toutes ces personnes» a dit Cuéllar aux médias locaux, «et la situation est sur le point d’exploser». Pour le moment, a ajouté le gouverneur, les opérations humanitaires sont gérées en collaboration avec l’agence de coopération allemande GTZ, mais le gouvernement central de Bogotá doit s’engager davantage et rapidement.
Les plus graves affrontements entre guérilla et paramilitaires sont signalés dans le département voisin de Chocó. (apic/mna/pr)
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