New York: Le Saint-Siège dénonce les politiques contraires aux droits de la famille
New York, 10 mai 2002 (APIC) «Le bien supérieur de l¹enfant n¹est pas respecté lorsque, conditionné par le mythe de la surpopulation, on impose des politiques de population contraires aux droits de la famille et des enfants». C’est ce qu’a affirmé, le 9 mai, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, à la 27ème session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur l’enfance qui se déroule du 8 au 12 mai à New York.
«Il faut avant tout que soit reconnu le droit fondamental à la vie», a affirmé le cardinal Trujillo pour qui «le bien supérieur de l¹enfant n¹est pas respecté lorsque, conditionnés par le mythe de la surpopulation un mythe dont les données et les tendances démographiques les plus récentes montrent l¹absence de fondement on impose des politiques de population contraires aux droits de la famille et des enfants».
Le président du Conseil pontifical pour la famille a insisté sur la «’pollution morale de l¹environnement qui, du point de vue spirituel, empêche les enfants de respirer de l¹air pur». «Quand les valeurs morales sont impunément bafouées, a-t-il expliqué, quand l¹atmosphère est chargée artificiellement d¹érotisme, et la sexualité humaine banalisée et vidée de son sens au point d’induire les enfants à des styles de vie et des comportements inqualifiables dans un climat de permissivité alarmant, alors les risques de violence se multiplient».
Pour le chef de la délégation du Saint-Siège, «le processus de développement humain sous tous ses aspects, physique, émotionnel, spirituel, intellectuel et social, est le fruit d¹une synergie entre famille et société». Soulignant qu’une «collaboration efficace» entre les deux est «le seul moyen de protéger l¹enfant contre les injustices, abus et oppressions», il a soutenu que «les Droits de l¹Enfant doivent être reliés aux Droits de la Famille». La famille est ici entendue comme «le pacte par lequel un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu¹à la génération et à l¹éducation des enfants».
Mettre les enfants à l’abri de toute forme d’exploitation et d’abus
Le cardinal a par ailleurs soutenu «la nécessité d’une législation pour la protection de l¹enfance qui mette les enfants à l¹abri de toute forme d¹exploitation et d¹abus, comme dans les cas d¹inceste et de pédophilie, ainsi que par le travail, l¹esclavage, les crimes abominables de la prostitution et de la pornographie, par leur séquestration ou leur utilisation comme soldats, guérilleros, ou quand ils sont victimes de conflits armés ou des sanctions internationales ou unilatérales imposées sur certains pays». «Tous ces fléaux, a-t-il précisé, sont un outrage et un scandale pour l¹humanité. Toutes ces formes de violence ne doivent pas rester impunies».
Enfin, pour ce qui est des adoptions, le Saint-Siège, par le biais de sa délégation, a demandé qu’elles «suivent le principe du ’bien supérieur de l¹enfant’», qu’elles soient faites «par des couples mariés qui offrent de véritables garanties de stabilité, moralité, capacité d¹accompagnement et exemplarité, de sorte que les enfants puissent être éduqués de façon appropriée et ne soient pas gênés dans leur développement ou, pire encore, détruits dans leur personnalité». (apic/imed/bb)
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