L’Etat pontifical n’a rien à voir

Rome: Le Saint-Siège se défend d’avoir participé à une escroquerie financière aux EU

Rome, 15 mai 2002 (APIC) Le Saint-Siège se défend d’avoir participé à une escroquerie financière aux Etats-Unis. Alors que cinq Etats d’Amérique du nord ont décidé de poursuivre le Vatican pour une affaire d’escroquerie financière, le porte-parole du Saint-Siège rappelle, dans un communiqué publié le 15 mai 2002, que les fondations religieuses mises en causes n’ont rien à voir avec l’Etat pontifical.

Les compagnies d’assurance du Mississipi, du Tennessee, du Missouri, d’Oklahoma et de l’Arkansas ont porté plainte le 10 mai dernier, exigeant du Vatican le remboursement de fonds obtenus frauduleusement par un financier des Etats-Unis, Martin Frankel. Une des fondations créées par ce dernier pour cacher les fonds détournés, était dirigée par un prélat de la curie romaine, le Père Emilio Colagiovanni, âgé aujourd’hui de plus de 80 ans. Le financier et le prélat sont actuellement en attente de jugement aux Etats-Unis.

Cette fondation, créée à Naples, en Italie, en 1967 et appelée « Monitor Ecclesiasticus », « n’est en aucun cas une fondation du Vatican », rappelle Joaquin Navarro-Valls dans son communiqué. De plus, ajoute-t-il, à l’époque des faits, « le père Colagiovanni était déjà à la retraite et il n’exerçait plus aucune charge au sein de la curie romaine ». Enfin, le porte-parole précise que « le Saint-Siège n’a pas reçu ni fourni de fonds aux fondations mises en causes ».

Au moment de l’affaire, en 1999, le Saint-Siège avait immédiatement réagi aux accusations qui lui étaient portées, se déclarant « totalement étranger » aux faits. (apic/imed/pr)

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