Encadré
Les Augustins de l’Assomption, dits assomptionnistes, ont été fondés en 1850 par le père Emmanuel d’Alzon (1810-1880), vicaire général du diocèse de Nîmes, au sein du collège de l’Assomption qu’il dirigeait. L’objectif de cette nouvelle communauté était alors de faire face à la déchristianisation de la société, menacée par le laïcisme. Ils sont aujourd’hui 950, présents dans une trentaine de pays.
Un des aspects de cette congrégation est l’unité des chrétiens, particulièrement mis en valeur par cette béatification de prêtres appartenant à différents rites. C’est d’ailleurs en Bulgarie que partit la première «mission d’Orient» des Assomptionnistes, en 1863. Près d’une centaine de religieux, dont la moitié de Bulgares, avaient ainsi oeuvré dans le pays jusqu’à l’arrivée du pouvoir communiste en 1948. Celui-ci confisqua tous les établissements, expulsa les religieux étrangers et mit leurs confrères bulgares sous étroite surveillance.
Lors des procès de 1952, neuf Assomptionnistes furent condamnés «pour délits politiques», dont trois les martyrs béatifiés ce 26 mai furent fusillés. Parmi les autres, condamnés aux camps et aux travaux forcés, plusieurs sont encore vivants, dont Mgr Méthode Stratiev, ancien exarque de l’Eglise catholique bulgare de rite byzantin. Jean Paul II l’a salué lors d’une rencontre qualifiée de «bouleversante» par ceux qui y ont assisté, dans la soirée du 25 mai 2002. (apic/imed/sh)
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