Togo: Deux ONG ouvrent une brèche dans les traditions ancestrales
Lomé, 2 juin 2002 (APIC) «Bonne Santé» et «Griffes pour le Droit de la Femme», deux Organisations Non Gouvernementales (ONG) du Togo viennent d’ouvrir une brèche dans les traditions ancestrales millénaires du pays. Elles ont entamé des actions de sensibilisation aux conditions des veuves auprès des chefs traditionnels du pays.
En plus de la douleur d’avoir perdu leur mari, les veuves sont soumises à un certains nombres de contraintes sociales dégradantes. Selon le correspondant de Radio France Internationale à Lomé, dans la tradition au Togo, une veuve n’est pas autorisée à assister à l’enterrement de son mari. Par ailleurs, elle est privée de liberté et de ressources financière, ne vivant que de subsides de sa belle famille ou de sa propre famille. Cette situation peut durer de un à sept ans, aussi longtemps que les funérailles de l’époux ne seront pas organisées. Au Togo, en effet, les funérailles sont très coûteuses et la famille doit d’abord réunir le montant nécessaire.
Et les tracas ne sont pas terminés: la veuve n’a pas le droit d’hériter de son mari. Celle qui n’a pas d’enfants en âge de l’aider se trouve dès lors en situation désastreuse.
Initiatives ponctuées de succès
«Bonne Santé» et «Griffes pour le Droit de la Femme» ont entamé des actions de sensibilisation auprès des chefs traditionnels du pays. Considérés comme des personnalités influentes de premier ordre, ceux-ci jouent le rôle de leader dans la société togolaise. Dans certaines régions, ils ont rassemblé leur population pour leur faire comprendre que les coutumes liées au veuvage sont maintenant dépassées. Le succès ne s’est pas fait attendre. Les populations de plusieurs villages ont déjà décrété la fin de ces traditions. (apic/ibc/bb)
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