Rome: Développement des relations diplomatiques entre le Vatican et la Malaisie
Rome, 7 juin 2002 (APIC) Jean Paul II a reçu en audience, le 7 juin, le Premier Ministre de la Malaisie, Mahatir Bin Mohamad. Les deux Etats n’ayant pas encore établis de relations diplomatiques officielles, c’est l’ambassadeur de Malaisie auprès de l’Etat italien qui a présenté son premier ministre au pape.
L’audience entre les deux hommes a duré une dizaine de minutes et s’est déroulée au troisième étage du palais apostolique, dans les appartements privés de Jean Paul II. Selon le vice-directeur de la salle de presse du Vatican, le père Ciro Benedettini, ils ont abordé le sujet « des relations en Malaisie entre l’Eglise et l’Etat », mais aussi des relations « entre la culture et les religions avec un regard particulier sur les relations culturelles entre l’islam et la chrétienté ». Ils ont en outre « échangé leurs points de vue sur la situation internationale, en particulier sur le Sud-Est asiatique et sur le Proche Orient ».
Devant la presse, le premier ministre a ensuite espéré que « cette visite soit l’occasion de développer les relations entre les deux Etats ». C’est la première fois qu’un premier ministre Malaisien vient en visite au Vatican. Les catholiques représentent environs 3% de la population à majorité musulmane.
Proche-Orient: pas une guerre de religion
Par ailleurs, Mahatir Bin Mohamad, qui est aussi président de l’Organisation de la Conférence Islamiste, regroupant plus d’une cinquantaine de pays, a déclaré à la presse avoir abordé le problème de la Palestine avec le Cardinal Angelo Sodano. Le premier ministre malaisien s’est accordé avec le secrétaire d’Etat du Saint-Siège sur le fait d’envoyer « une tierce présence sur place afin de faire cesser les combats et d’entreprendre des négociations ». Pour lui, la guerre au Proche Orient « n’est pas une guerre de religion ». « Les Palestiniens veulent simplement récupérer leurs territoires, leur pays », a-t-il précisé.
Interrogé sur les terroristes du réseau Al Qaeda, Mahatir Bin Mohamad a souligné qu’il fallait « les arrêter au travers de mesures de sécurité et de mesures militaires, mais surtout se demander pourquoi ils agissent ainsi ». Selon lui, « les musulmans se sentent oppressés dans le monde et sont les victimes de nombreuses sanctions ». (apic/imed/bb)
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