Italie: Fécondation assistée et droits de l’embryon: réactions de Mgr Sgreccia.
Rome, 13 juin 2002 (APIC) La décision du parlement italien de reconnaître les droits de l’embryon dès la fécondation est un « fait très positif », estime Mgr Elio Sgreccia, spécialiste du Saint-Siège pour les questions de bioéthique, dans un entretien au quotidien italien « Corriere della Sera » publié le 13 juin 2002. En revanche, pour le vice-président de l’Académie pontificale pour la vie, l’autorisation de la fécondation assistée pour les couples vivant en union libre, est une « erreur ouvrant la voie à une reconnaissance de leur état ».
La chambre des députés italienne a voté le 12 juin en faveur d’une loi visant à reconnaître les droits de l’embryon dès la fécondation. Une autre loi a également été approuvée, autorisant les couples vivant en union libre à recourir à la fécondation assistée.
« La reconnaissance des droits de l’embryon dès la fécondation est une victoire de la raison et de la science », affirme Mgr Sgreccia, qualifiant cette décision de « très positive ». « Souhaitons que ce point soit acquit pour toujours », précise-t-il.
Concernant l’élargissement de la fécondation assistée aux couples vivant en union libre mais refusée en revanche aux couples homosexuels et aux célibataires -, le prélat estime que le « parlement italien a fait une erreur en votant en faveur de cette loi ». « Seuls les couples mariés devraient être admis à recourir à une telle pratique », précise-t-il.
Le dernier point sur lequel réagit le vice-président de l’Académie pontificale pour la vie concerne le refus de la fécondation hétérologue, c’est-à-dire nécessitant le recours à une tierce personne. « Avec cette décision, explique-t-il, le parlement a rendu un service à la société et à la famille, refusant de diviser la paternité en trois personnes », conclut Mgr Sgreccia. (apic/imed/sh)
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