Angleterre: Polémique autour de la vente des tableaux de peinture de l’Eglise anglicane
Londres, 26 juin 2002 (APIC) l’Eglise d’Angleterre a perdu une fortune dans la crise financière que connaît l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone. Elle connaît une situation financière désastreuse. Six mois après son annonce, la vente d’oeuvres d’art religieux du 17e siècle estimées à 15 millions d’euros ne s’est toujours pas déroulée.
L’Eglise d’Angleterre a subit les effets de la crise financière qui a affecté l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone, deuxième investissement de l’Eglise anglaise sur la place boursière britannique. Elle a perdu des millions d’euros dans la banqueroute financière de Vodafone, qui a accusé l’an dernier des pertes se chiffrant à 20,3 millions d’euros. De ce fait, la polémique sur la vente des oeuvres d’art du peintre espagnol du 17e siècle Francisco de Zurbaran, annoncée il y a 6 mois, est relancée. Elle divise l’Eglise d’Angleterre. Ceux qui s’y opposent considèrent ces oeuvres d’art comme un patrimoine de l’Eglise.
Les « Church Commisionners » (commissaires de l’Eglise), qui sont responsables de la gestion de la plupart des investissements de l’Eglise d’Angleterre, se prononcent pour la vente. Ils ont déclaré qu’il ne pouvaient pas justifier « le fait de garder des avoirs qui ne rapportaient pas », alors que les bénéfices dégagés de la vente serviront à aider les paroisses défavorisées. Pour eux, la vente n’est en aucun cas liée aux pertes boursières.
Les opposants, quant à eux, estiment que ces tableaux rapportent déjà de l’argent où ils sont exposés, à Auckland Castle dans la résidence Mgr Michael Turnbull, évêque de Durham. Paul Judson, porte parole de l’évêque à déclaré à la presse que les peintures « sont une attraction pour les touristes, les participants à des conférences, et les invités à un mariage; elles rapportent donc de l’argent où elles sont ». (apic/eni/cm)
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