Philippines: Confirmation de la peine capitale pour un condamné
Manille, 10 juillet 2002 (APIC) Les évêques des Philippines ont rappelé leur nette opposition à la peine capitale, quelques jours seulement après l’annonce la sentence de condamnation à mort d’Alfredo Nardo, un homme accusé de viol qui devrait être exécuté le 16 octobre prochain.
Dans un document adressé à la présidente du pays Gloria Arroyo, la Conférence épiscopale des Philippines (CBCP) estime que la peine capitale ne réduira pas le nombre de délits, mais compliquera davantage les problèmes.
Le document des évêques rappelle que ’’la vie est un don de Dieu et qu’aucune personne, aucune société, aucun Etat n’a le droit de l’enlever’’. « Il est horrible d’ôter la vie à quelqu’un qu’on a emprisonné, qu’on a neutralisé et qu’on a rendu inoffensif’’, peut-on lire dans le texte.
Maintenant que la sentence de mort a été confirmée par la Cour suprême des Philippines, le condamné ne peut être sauvé que par une grâce présidentielle. La peine capitale aux Philippines a été réintroduite en 1994. Sous la présidence de Joseph Estrada, 7 condamnés ont été exécutés par injection mortelle.
En 2000, sur demande des évêques et de la société civile, le chef de l’Etat a décidé une suspension des exécution durant toute l’année. Arrivée au pouvoir en janvier 2001, après la chute d’Estrada en avril de la même année, Arroyo a décidé la suspension des exécutions dans le pays asiatique, au moins jusqu’à la fin de son mandat en 2004. Mais, au moment où l’on s’y attendait le moins, le 15 octobre, elle a annoncé la reprise des exécutions pour enlèvement de personnes, pour se rétracter quelques jours plus tard sous la pression des autorités ecclésiastiques et des organisations de défense des droits de l’Homme. Mgr Orlando Quevedo a demandé à maintes reprises au Parlement d’abolir la peine de mort dans le pays. (apic/misna/pr)
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