Proposition d’alliance acceptée

Angleterre: Nouvelle étape vers l’unité entre anglicans et méthodistes anglais

Londres, 14 juillet 2002 (APIC) Une nouvelle étape sur la voie de l’unité a été franchie entre les anglicans et les méthodistes d’Angleterre, avec l’acceptation, par leurs instances dirigeantes, d’un rapport proposant une Alliance entre les deux Eglises.

Chacune des deux Eglises a accepté à une majorité écrasante de transmettre le rapport à sa base afin d’obtenir ses réactions avant de le soumettre de nouveau devant les instances nationales l’an prochain. La proposition d’Alliance a été débattue par la Conférence méthodiste annuelle le 1er juillet et le synode général de l’Eglise d’Angleterre le 6 juillet.

Pour Richard Thomas, représentant de l’Eglise d’Angleterre et membre du Synode général, « ce sera probablement un long processus. Chacun est conscient que les tentatives précédentes ont échoué (1972) parce que l’on voulait aller trop vite. »

La tentative de 1972 n’avait pas abouti en raison de l’opposition anglicane – même « s’il manquait très peu pour parvenir à l’unité complète et visible », avait dit l’archevêque de Cantorbéry, George Carey, aux méthodistes des Etats-Unis en l’an 2000.

Richard Thomas estime qu’il sera possible d’établir un calendrier de la marche à suivre l’an prochain si les réactions de la base sont favorables. L’Alliance a été proposée dans une déclaration commune publiée en décembre de l’an dernier après des négociations officielles entre les deux Eglises.

Points communs

La déclaration identifie les points qui pourraient être communs aux deux Eglises, entre autres la profession de la foi chrétienne fondamentale enracinée dans l’Ecriture et exprimée dans les symboles oecuméniques de l’Eglise; la pratique d’un même baptême et la célébration d’une seule eucharistie; un ministère commun de la parole et des sacrements; et le ministère commun de l’exercice de l’autorité.

L’Eglise réformée unie, qui a été engagée dans les conversations non officielles trilatérales avec les anglicans et les méthodistes, a suivi le processus sur invitation.

Si l’Alliance est adoptée, il faudra encore quelques étapes avant d’aboutir à l’unité. S’exprimant lors du débat méthodiste le 1er juillet, John Taylor, qui a coprésidé les conversations officielles, a décrit le processus comme « une petite avancée, une invitation à un pèlerinage pour apprendre à se connaître ». Plusieurs questions restent à régler, a-t-il dit, comme le ministère des femmes, le rôle des évêques, la question des laïcs présidant l’eucharistie et le statut de l’Eglise d’Angleterre en tant qu’Eglise (établie) d’Etat.

Du coté anglican, la proposition sera transmise aux diocèses. Et même si le calendrier est « serré », cela ne présentera pas trop de problèmes, estime-t- on.

En Angleterre uniquement

L’Alliance ne s’appliquera qu’à l’Angleterre, même si l’Eglise méthodiste engagée dans le processus comprend aussi l’Ecosse et le pays de Galles. L’Eglise méthodiste participe en effet à des entretiens séparés sur l’unité avec les anglicans et autres Eglises en Ecosse et au pays de Galles.

Le fondateur du méthodisme, John Wesley, était un prêtre anglican. En 1946, l’archevêque de Cantorbéry d’alors, Geoffrey Fisher, avait lancé un appel oecuménique auquel les méthodistes avaient répondu, entamant ainsi le processus qui a conduit à la proposition d’Alliance. (apic/eni/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/angleterre-nouvelle-etape-vers-l-unite-entre-anglicans-et-methodistes-anglais/